Trudeau revient au pays pour parler oléoduc avec Horgan et Notley

Justin Trudeau a assisté samedi au Sommet des Amériques. 
Photo: Ernesto Benavides Agence France-Presse Justin Trudeau a assisté samedi au Sommet des Amériques. 

Le premier ministre Justin Trudeau sera de retour au pays, dimanche, afin de régler la dispute provoquée par le projet d’oléoduc Trans Mountain qui a dressé l’Alberta contre la Colombie-Britannique.

Il doit rencontrer les premiers ministres Rachel Notley et John Horgan, dans son bureau, à la Colline du Parlement. Ce sera la première fois que les trois se retrouvent dans une même pièce pour parler du projet depuis que M. Horgan a menacé de le bloquer.

La réunion a été convoquée peu avant le départ de M. Trudeau vers le Pérou où il a assisté au Sommet des Amériques, une rencontre internationale qui a été éclipsée par les frappes américaines, françaises et britanniques contre la Syrie.

« Il est clair que la polarisation autour de ce débat exige des mesures importantes, a reconnu le premier ministre en s’adressant aux journalistes à Lima. Je veux pouvoir m’asseoir avec le premier ministre de la Colombie-Britannique et celle de l’Alberta pour discuter de questions touchant l’intérêt national et de démontrer l’engagement du gouvernement fédéral pour réaliser ce projet. »

Mais que peut-il faire pour convaincre M. Horgan de cesser son opposition au projet d’oléoduc qui permettrait de transporter du pétrole albertain vers les marchés asiatiques en passant par la Colombie-Britannique ?

Certains, comme le chef de l’opposition en Alberta, Jason Kenney, souhaitent qu’Ottawa adopte la ligne dure et menace la Colombie-Britannique de retenir tous fonds fédéraux si la province refuse de permettre au projet d’aller de l’avant.

Le premier ministre fédéral, qui a accusé « certaines personnes » de tenter de diviser les Canadiens, semble préférer en arriver à une solution négociée.

« Il est important de souligner que le but n’est pas de punir la population de la Colombie-Britannique. Ce n’est pas une question de punir des Canadiens, a-t-il déclaré. Le gouvernement fédéral a la responsabilité de rassembler les Canadiens et de faire ce qui est nécessaire au nom de l’intérêt national. Nous voulons continuer à rassembler les gens et nous continuerons de prendre les mesures responsables pour faire en sorte que cet oléoduc soit construit. »

M. Trudeau ne se place pas en position d’arbitre. Il demeure un fort partisan du projet Trans Mountain. « Je vais insister au cours de la rencontre avec les [deux] premiers ministres pour dire que nous allons réussir à faire construire cet oléoduc. »