Le secrétaire général de l’OTAN se dit assez satisfait des promesses du Canada

<p>Le premier ministre Trudeau a rencontré Jens Stoltenberg.</p>
Photo: Lars Hagberg Agence France-Presse

Le premier ministre Trudeau a rencontré Jens Stoltenberg.

Ottawa — Le secrétaire général de l’OTAN salue la volonté du gouvernement canadien d’augmenter son effectif militaire au cours des deux prochaines décennies, comme l’ont promis les libéraux l’an dernier.
 

Le secrétaire général dit aussi s’attendre à ce que tous les membres de l’Alliance atlantique consacrent à leur budget de la défense l’équivalent de 2 % de leur produit intérieur brut — un objectif qui ne sera pas atteint dans un avenir prévisible, si l’on se fie à la Politique de défense du Canada dévoilée en juin 2017 par le gouvernement libéral de Justin Trudeau.
 

Le secrétaire général de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) s’est confié à La Presse canadienne mercredi après avoir rencontré des députés, des experts et des représentants de l’industrie militaire, sur la colline du Parlement à Ottawa. Le premier ministre Trudeau a aussi rencontré plus tard M. Stoltenberg en privé.

La visite de M. Stoltenberg à Ottawa survient alors que la Russie a procédé, mercredi, à plusieurs essais de tirs de missiles en mer Baltique, ce qui a forcé la Lettonie à fermer une partie de son espace aérien.

Le Canada a déployé 450 militaires en Lettonie et dirige le contingent de l’OTAN qui comprend des soldats d’une demi-douzaine de pays. M. Stoltenberg a estimé mercredi que ces essais russes ne font peser aucune menace directe sur les Canadiens ou leurs alliés, mais illustrent l’importance d’une présence forte de l’OTAN en Lettonie — et de manière plus générale en Europe de l’Est.

M. Trudeau a par ailleurs annoncé que le Canada lance une campagne médiatique, intitulée « Nous sommes l’OTAN », comme l’ont fait ses alliés au cours de la dernière année. « Cette nouvelle initiative a pour but de montrer aux Canadiens ce que fait le Canada pour l’Alliance, et ce que fait l’OTAN pour la sécurité de notre pays », a indiqué le premier ministre.

Plus tôt dans la journée, Chrystia Freeland a affirmé devant un public à Winnipeg que la prochaine rencontre des ministres des Affaires étrangères du G7 à Toronto serait consacrée à envoyer un message fort de désapprobation envers les récentes actions posées par la Russie.

L’annexion de la Crimée et l’attaque envers un ex-espion réfugié au Royaume-Uni, pour laquelle Moscou est fortement soupçonnée, font partie des actions dénoncées par le G7.