Le Bloc aura son référendum… interne

La chef et le président du Bloc québécois, Martine Ouellet et Mario Beaulieu, ont annoncé la tenue d’un référendum pour dissiper toute ambiguïté sur le rôle du parti. 
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La chef et le président du Bloc québécois, Martine Ouellet et Mario Beaulieu, ont annoncé la tenue d’un référendum pour dissiper toute ambiguïté sur le rôle du parti. 

Pour crever l’abcès qui affecte le Bloc québécois, le Bureau national du parti propose de tenir un référendum interne sur le « rôle et la mission du Bloc québécois ». Mais il est hors de question d’interroger les membres sur le leadership de Martine Ouellet… ce qui fait dire aux dissidents que la chef vit dans le déni.

Selon Mme Ouellet, la crise que vit le Bloc repose d’abord et avant tout sur des divergences au sujet de l’article 1 du programme du parti. C’est cet article qui parle de faire « la promotion de l’indépendance sur toutes les tribunes ». « La question du rôle du Bloc est au coeur du débat » actuel, a-t-elle dit jeudi en conférence de presse à Montréal.

Vraiment ? Les sept députés dissidents estiment plutôt que la vraie question n’est pas là. « Mme Ouellet est dans le déni et rejette du revers de la main toute remise en question de son leadership », ont-ils écrit jeudi.

« Nous sommes indépendantistes et nous croyons que le débat actuel entre intérêts du Québec et promotion de l’indépendance est en train de sombrer dans le ridicule et ne sert ni le mouvement indépendantiste ni les Québécois », a répondu par communiqué le groupe des sept.

La solution de sortie de crise proposée par le Bureau national (sorte d’exécutif du parti) paraît avoir ainsi peu de chances de répondre à son objectif : « en finir avec les déchirements sur la place publique » et « dissiper tout ce qui se passe présentement au Bloc », selon les mots de la vice-présidente Kédina Fleury-Samson.

Martine Ouellet a réitéré que le vote de confiance auquel elle doit se soumettre se fera en 2019, pas avant. La chef du Bloc croit que devancer le vote de confiance « ne réglerait pas la question » qui a mené au schisme des dernières semaines. « La question — c’est récurrent et c’est une question fondamentale —, c’est sur le rôle du Bloc », a-t-elle soutenu à plusieurs reprises jeudi.

Pour régler ce problème, le Bloc veut donc faire appel à sa base. Et rien de mieux qu’un référendum pour prendre le pouls de celle-ci, croit Martine Ouellet. Le Bureau national adoptera samedi les « détails » de la consultation souhaitée : on ignore toujours quelle question sera posée, selon quel mécanisme, et si les députés dissidents auront accès à des listes de membres s’ils veulent s’impliquer dans le processus.

On ignore aussi quelles conséquences aura la consultation, par exemple si les membres répondent qu’ils ne soutiennent plus l’article 1 tel qu’il est écrit actuellement. « C’est évident qu’on devra s’asseoir en Bureau national pour voir à ce moment comment les orientations du Bloc s’alignent, a répondu Mme Ouellet. Mais aucune décision ne va se prendre a priori. »

Différence ?

Il y a toutefois un a priori du Bureau national sur le résultat attendu. « Je pense qu’il y a une volonté du Bloc d’aller sur l’indépendance et de s’assurer qu’indépendance et promotion des intérêts du Québec sont indissociables », a dit Martine Ouellet. Le président du parti, Mario Beaulieu, a fait le même plaidoyer.

Y a-t-il une différence concrète entre l’approche « défense des intérêts du Québec » et celle d’une promotion constante de la souveraineté ? C’est une des trames de fond de la crise actuelle.

Selon Mme Ouellet et M. Beaulieu, on ne peut opposer les concepts. Mario Beaulieu soutient notamment que faire la promotion de l’indépendance en tout temps « ne veut pas dire répéter le point de façon incantatoire ».

« Ça veut dire vraiment y aller de façon méthodique, démontrer la différence entre les champs de compétence fédéral et provincial, expliquer que quand c’est fédéral, on n’a pas un mot à dire, a-t-il illustré. Et c’est aussi démontrer que le problème est le système, qu’on subordonne nos intérêts les plus importants à ceux d’une autre nation. »

La manière…

Sauf que de l’avis des dissidents, tout est dans la manière de défendre l’article 1. La question qui divise n’est pas de savoir quel est le mandat du Bloc, mais plutôt comment Martine Ouellet l’interprète, dit-on.

Selon eux, les prises de position de Martine Ouellet nuiront au parti souverainiste à long terme. Les dissidents citent en exemple le dossier de la légalisation de la marijuana. Martine Ouellet affirmait, en septembre, qu’un Québec indépendant aurait pu encadrer ce changement de société en vertu de ses propres paramètres, mais qu’il devait se contenter de gérer seul la production et ses retombées économiques.

Pendant ce temps, l’électorat se préoccupait davantage de la santé et de la sécurité de l’éventuelle légalisation de cette drogue, argue le camp des dissidents. La position défendue par la chef était « complètement déconnectée », disent-ils.

Idem quand Martine Ouellet insistait, en septembre, pour parler de l’indépendance de la Catalogne à la Chambre des communes. Les députés dissidents réclamaient plutôt de parler du sujet de l’heure en politique fédérale : la réforme fiscale du ministre des Finances Bill Morneau, afin de défendre les entrepreneurs québécois. « C’est la soumission ou le “cause toujours, mon lapin” », déplorait la semaine dernière l’un des dissidents, Gabriel Ste-Marie, au sujet du climat de travail avec la chef.

Jeudi, les sept députés ont interprété la proposition du Bureau national comme une nouvelle tentative de les « discréditer en remettant en question [leurs] convictions indépendantistes ».

Pour sa part, Martine Ouellet a vivement dénoncé le traitement médiatique reçu dans les dernières semaines. Elle a évoqué le « salissage dont [elle] a été l’objet », tant de la part des dissidents que des « animateurs ». Les gens ont ainsi « eu une information qui [relevait selon elle] de la calomnie ».

La tenue du référendum proposé par le Bureau national devra être approuvée au prochain conseil général du Bloc à la mi-avril.

21 commentaires
  • Serge Lamarche - Abonné 9 mars 2018 03 h 18

    Une femme à la direction

    Bon, il y en a des femmes qui se plaignent qu'une femme soit chef du BQ? Si c'est pas oui, c'est non!
    Faudra compter toutes les femmes qui ne votent pas au(x) référendum(s) pour les mettre sur le compte du non alors?
    hahaha!

    • Yves Mercure - Abonné 9 mars 2018 08 h 29

      Sans blague, ce sera un référendum gagnant! Le seul de l'Histoire du Qc, passée, présente et..future. Un dénommé W. Allen dirait : "...le choix crucial entre le virage à gauche, vers le précipice, ou vers la droite et le cataclysme, est sérieux... Espérons que la sagesse l'emportera et que les gens feront le bon choix".

  • Jean Duchesneau - Abonné 9 mars 2018 04 h 27

    Le référendum de la division: ou l’art de se tirer dans le pied!

    L’idée même du référendum démontre que Martine Ouellet et Mario Beaulieu sont hors contrôle et déconnectés de la réalité. Supposons qu’ils gâgnent leur référendum, ils auront eu raison sur qui, sur quoi, pourquoi? Le but de tout souverainiste sensé est d’unir les troupes et la population vers le projet d’indépendance. Il est donc insensé de soumettre une question qui est de nature à diviser les troupes sur un enjeu très secondaire qui relève de la tactique. Le résultat sera de toute façon un apui à un camp ou à l’autre; donc la division. Je ne peux répondre à aucune question divisive et j’imagine que bon nombre seront face à ce dilemme. Si Martine Ouellet ne peut unir sa garde rapprochée c’est qu’elle a un grave problème de leadership. Comment pourra-t-elle rallier rapidement (elle du camp des pressés) une majorité de Québécois plutôt septique à l’idée d’indépendance?

  • Christian Montmarquette - Abonné 9 mars 2018 05 h 13

    La veille garde du Bloc va en prendre pour son rhume!

    Le groupe des 7 devra faire face à la musique, lui, qui ne cessait de dire que la mission du Bloc était de défendre les intérêts Québec, en mettant de côté sa mission fondamentale et son Article Un, soit, la défense et la promotion la question nationale.

    Or, encore une fois exactement comme le PQ, le camp Duceppe cherche à repousser la question, croyant que cela pourrait leur redonner des votes (et des jobs), et ce, au prix de trahir la mission première de leur parti.

    Désormais que le Bureau national riposte en demandant à sa base de trancher, voilà que le groupe des 7 tentent de re-déplacer le problème sur sur la personne de Martine Ouellet, plutôt que sur les divergences politiques entre les deux camps; ce qui dans mon livre à moi s'appelle un putsch politique et une job de bras.

    Ajoutons à cela l'odieux de la vielle garde bloquiste qui ose blâmer leur cheffe de nuire à son parti, alors que c'est "JUSTEMENT" le groupe des 7 qui est sorti dans les médias pour laver son linge sale en public!!

    Je ne suis pas bloquiste et je n'aime pas Martine Ouellet.

    Mais quand je vois des gens prétendument démocrates qui continuent de se prétendre loyaux à leur parti faire une campagne de salissage dans les médias plutôt que de régler leurs problèmes à l'internes dans le respect des procédures. Je ne peux que dénoncer ces méthodes dégradantes de lançage de boue et d'attaques ad hominem totalement inacceptables pour qui se dit démocrate.

    En conséquences, non seulement le camps Duceppe et le groupe des 7 méritent-ils d'être sévèrement dénoncés. Mais je crois qu'ils vont en prendre sérieusement pour leur rhume lors du prochain référendum interne annoncé.

    Car il serait plus que temps qu'on cesse de pousser sous le tapis la mission fondamentale d'un parti qui se gargarise sans cesse à la souveraineté du Québec et qui ne lève jamais le petit doigt depuis deux décennies pour la faire avancer la question.

    Christian Montmarquette

    • Jean Duchesneau - Abonné 9 mars 2018 07 h 52

      Des 7 députés en question, donnez-moi cinq exemples du fait supposé que ces députés discidents auraient mis de côté " sa mission fondamentale et son Article Un, soit, la défense et la promotion la question nationale."

      Expliquez concrètement ce qu'ils ont fait et ce qu'ils auraient dû faire.

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 mars 2018 09 h 37

      À Jean Duchesneau,

      "Donnez-moi cinq exemples du fait supposé que ces députés discidents (sic) auraient mis de côté " sa mission fondamentale et son Article Un." - Jean Duchesneau,

      Rien à cirer de vos exigences de cinq exemples. Quand on suit le débat, il est clair que la prétendue personnalité de Martine Ouellet n'est en réalité qu'une lutte POLITIQUE entre deux camps qui ont des visions opposées de concevoir la mission du Bloc. Et c'est le fait que la cheffe LÉGITIME du Bloc maintienne sa position "PO-LI-TI-QUE" sur ce qu'elle avait clairement annoncé AVANT de prendre la direction de son parti que le clan du groupe des 7 tente de faire passer pour un problème de personnalité. Ce qui est complètement inacceptable et à la limite de la diffamation.

      Vous vouliez des références Duchesneau?

      Commencez donc par avaler celle-là et essayer de la digérer cela vous ouvrira peut-être les ornières.

      Christian Montmarquette

      Référence :

      Martine Ouellet doit partir, dit Gilles Duceppe" - Le Devoir

      "Au coeur du débat : l’orientation du Bloc québécois. Le camp de Martine Ouellet milite pour que le parti défende avant tout l’indépendance du Québec à Ottawa. Celui des dissidents prône la tradition, établie sous Gilles Duceppe, d’une défense des intérêts du Québec.."

      Source :

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/521479/bl

      .

    • Christiane Gervais - Abonnée 9 mars 2018 13 h 28

      En tout cas, on constate une fois de plus que la vieille garde ML de QS, n'adore rien comme casser du sucre sur le dos des indépendamtistes. Lâchez pas, on finira peut-être, un jour, par croire qu'on l'est chez QS.

    • Jean Duchesneau - Abonné 9 mars 2018 15 h 32

      "Le camp de Martine Ouellet milite pour que le parti défende avant tout l’indépendance du Québec à Ottawa. Celui des dissidents prône la tradition, établie sous Gilles Duceppe, d’une défense des intérêts du Québec.."
      Pouvez-vous me donner trois (j'en demandais 5, maintenant que trois) exemples concrets de ce que serait un(e) militant(e) qui défend avant tout l'indépendance à Ottawa". On dirait que personne ne peut répondre concrètement à cette question.

      Un leader, c'est une personne qui sait définir des objectifs clairs et mobiliser ses troupes dans l'atteinte des objectifs.

      1. La réalité c'est que "défendre l'indépendance vs défendre les intérêts", ce sont deux termes qui ne s'opposent pas. Donc l'objectif n'est pas clair.
      2. La réalité, donc les faits, c'est que les supposés leaders n'on pas su mobiliser leur troupe rapprochée, tous des convaincus.

      Donc, ces supposés leaders ne répondent pas à la définition de bon leader. Avec quel leadership pourront-ils alors convaincre une majorité de Québécois (plutôt septiques) des vertus de l'indépendance.

      J'imagine comme argument suprème face aux faits que vous me répondrez "j'en ai rien à ciré"!

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 mars 2018 18 h 55

      À Christiane Gervais,

      "On constate une fois de plus que la vieille garde ML de QS, n'adore rien comme casser du sucre sur le dos des indépendamtistes." -Christiane Gervais,

      1) C'est la vielle garde du camp Duceppe et du groupe des 7 des défenseurs des "intérêts du Québec" qui cassent du sucre sur le dos de l'indépendantiste Martine Ouellet dont je défend justement la position comme les procédures et la manière de fonctionner d'ailleurs.

      2) Je vais vous avouer humblement ma totale ignorance de ce qu'est le marxisme -léninisme que je ne connaissais que pour avoir vu des affiches de Karl Marx dans les boutiques hippies des années 70 !! D'autant plus que jusqu'au virage néolibéral du PQ-Bouchard j'avais toujours voté PQ et même Oui, au référendum de 1995!!

      Ce n'est donc qu'avec le PQ de "Lulu L'Toupette" et lors de la grande tournée de Michel Chartrand pour promouvoir le Revenu de citoyenneté que j'ai radicalement changé de camps et même contribué à la mise sur pied de de deux partis politiques de gauche au Québec soit l'UFP et Québec solidaire dont j'ai même créé le nom de parti, avec pour motif majeur une lutte contre des prestations faméliques d'aide sociales de 500$ par mois d'une violence économique innommable et lâchement imposées au plus faibles et aux plus démunis de la société, et ce, autant par le Parti québécois que par le Parti libéral.

      Christian Montmarquette

    • Christian Montmarquette - Abonné 9 mars 2018 19 h 13

      À Jean Duchesneau,

      "J'imagine comme argument suprème (sic) face aux faits que vous me répondrez "j'en ai rien à ciré (sic)."-Jean Duchesneau

      Commencez donc par admettre la référence que je vous ai donné avant de dire qu'on ne vous a rien répondu Duchesneau.

      À lire toutes vos fautes, c'est à croire que non seulement vous ne savez pas écrire, mais que vous ne savez pas lire.

      Référence :

      Martine Ouellet doit partir, dit Gilles Duceppe" - Le Devoir

      "Au coeur du débat : l’orientation du Bloc québécois. Le camp de Martine Ouellet milite pour que le parti défende avant tout l’indépendance du Québec à Ottawa. Celui des dissidents prône la tradition, établie sous Gilles Duceppe, d’une défense des intérêts du Québec.."

      Source :

      http://www.ledevoir.com/politique/quebec/521479/bl


      .

  • Jean Lapointe - Abonné 9 mars 2018 07 h 54

    Une consultation des membres est à considérer.

    «Selon Mme Ouellet et M. Beaulieu, on ne peut opposer les concepts. Mario Beaulieu soutient notamment que faire la promotion de l’indépendance en tout temps « ne veut pas dire répéter le point de façon incantatoire ».

    Je suis membre du Bloc. J'ai été d'accord avec Gilles Ducepppe à l'époque où il était question de défendre les intérêts du Québec ce qu' il a bien fait même s'il est difficille de savoir si cela a donné des résultats tangibles. Ce n'est pas une chose facile à évaluer.

    A l' époque il s'agissait de tenter de sauver les meubles parce que la question de la souveraineté n'était pas d'actualité.

    Mais, depuis que Jean-François Lisée a pris la direction du Parti québécois et qu'il a été décidé que ce serait uniquement lors d'un second mandat que la question des moyens sera abordée , la question elle -même de la souveraineté, et non pas les moyens d'y parvenir, est d'actualité comme jamais et c'est tant mieux

    C'est la raison pour laquelle je suis d'accord avec Martine. Ce qui est maintenant souhaitable c'est que le Bloc se consacre à profiter de toutes les occasions qui pourront se présenter à Ottawa pour expliquer pourquoi la souveraineté du Québec est jugée comme indispensable par bien des Québécois.

    Je suis aussi d'avis qu'une consultation des membres serait une bonne façon de déterminer à quoi le Bloc devrait se consacrer au cours des prochaines années.

    Le Bloc devra faire ce que la majorité des membres voudront.

    Le problème sera de formuler une question qui ait le même sens pour tout le monde. Les deux partis devront donc s'entendre sur cette question.

    Je ne vois pas d'autre façon de sortir de l'imbroglio actuel.

    Le Bloc se voulait un plus était donné qu'il n'était pas indispensable. Il ne faudrait quand même pas qu' il devienne un moins concernant la cause de l'indépendance à cause de l'idée que vont se faire de nous nos adversaires et surtout les mous.

    Il me semble que nous devrions tous faire preuve de bonne volonté.

  • Hermel Cyr - Abonné 9 mars 2018 09 h 26

    Un ridicule qui tue!

    S’ils ne savent pas quelle question poser, c’est que l’enjeu de la crise du Bloc n’est pas vraiment celui du rôle du parti et de sa mission. En effet, voyez-vous le ridicule d’une question comme : « Le Bloc doit-il promouvoir l’indépendance du Québec ou défendre les intérêts du Québec ? »

    • Jean Duchesneau - Abonné 9 mars 2018 21 h 21

      Vous avez parfaitement raison M.Cyr, quel "con" tenterait de répoindre à cette question puisqu'il n'y a pas d'enjeu! Qu'un problème existentiel pour Martine et Mario qui semblent les seuls à se comprendre.

      J'assiste réulièrement à des rencontres avec Gabriel Ste-Marie et Véronique Hivon dans mon comté de Joliette, et à chaque fois, j'y vois des députés qui se donnent corps et âme pour les intérêts du Québec et pour la promotion de l'indépendance. C'est quoi alors le problème?

      Pour paraphraser l'émission de la SRC de Pierre Brassard, je demande à Martine: "Pouvez-vous répéter la question?"