Ottawa: une rentrée parlementaire sur fond de scandales sexuels

Plusieurs dossiers occuperont les des députés fédéraux  lors de la rentrée parlementaire, lundi.
Photo: Adrian Wyld Archives La Presse canadienne Plusieurs dossiers occuperont les des députés fédéraux  lors de la rentrée parlementaire, lundi.

Le chef conservateur Andrew Scheer n’est pas prêt à lancer la pierre aux stratèges de son parti qui auraient autorisé la candidature d’un député sortant, Rick Dykstra, en sachant qu’il était visé par des allégations d’agression sexuelle.

Lors d’une brève mêlée de presse avant la période de questions, lundi, le leader de l’opposition s’est tout au plus contenté de répéter qu’une telle situation ne se reproduirait pas sous sa gouverne.

Une de ses députées, l’Albertaine Michelle Rempel, n’a pour sa part pas hésité à qualifier en Chambre de « dégoûtantes » les informations publiées dimanche par le magazine Macleans au sujet de son ancien collègue.

Selon la publication, les stratèges conservateurs fédéraux avaient permis à Rick Dykstra de briguer un siège en Ontario même s’ils étaient au courant qu’il faisait l’objet d’allégations d’agression sexuelle.

L’ancien élu conservateur, qui est passé à Queen’s Park après avoir perdu aux élections fédérales d’octobre 2015, a démissionné dimanche de son poste de président du Parti progressiste-conservateur de l’Ontario.

Photo: Nathan Denette La Presse canadienne Rick Dykstra, vendredi, à Toronto

Projet de loi C-65
Les députés fédéraux effectuaient lundi leur rentrée parlementaire à Ottawa alors que la scène politique canadienne est secouée par une multiplication d’allégations de nature sexuelle.

Les élus ont débattu lundi midi du projet de loi C-65 contre le harcèlement déposé par un gouvernement libéral qui a largué jeudi dernier l’un de ses ministres, Kent Hehr, visé par des allégations de nature sexuelle.

C’est pendant cet échange que la députée Rempel s’est déchaînée contre les autorités de son parti qui seraient derrière la décision de donner le feu vert à Rick Dykstra, et qui selon elle devraient avoir «honte» de l’avoir fait. 

Le temps est venu de s’attaquer au harcèlement dans les milieux de travail de compétence fédérale, incluant le Parlement, a affirmé de son côté la ministre de l’Emploi, Patty Hajdu.

Elle a souligné les déséquilibres de pouvoir particuliers au Parlement. Elle a déploré une culture au sein de laquelle «les gens qui sont victimes de harcèlement sexuel ou de violences sexuelles ne se sentent pas à l’aise de déposer une plainte».

Les députés fédéraux ont ensuite approuvé unanimement une motion soumise par la toute nouvelle leader parlementaire néo-démocrate Ruth Ellen Brosseau pour accélérer l’étude de C-65, l’envoyant directement à l’examen en comité parlementaire.

1 commentaire
  • Robert Beauchamp - Abonné 29 janvier 2018 15 h 57

    Et au temps des Roumaines?

    Problème systémique? Et pourquoi ne pas se rappeler des 400 Roumaines que certains bars de danseuses d'Ottawa embauchaient sans doute illégalement et qu'il fallait leur accorder un permis d'immigration à la vitesse grand V pour satisfaire les appétits des pots haut-gradés et pourquoi pas ministériels. Les motifs invoqués en douce: pour les sortir de la misère de leur pays d'origine (rapporté par Radio-Canada). Ayoye. Observons maintenant qui s'agglutinent autour de l'industrie du pot: Ex-ministres, hauts gradés de la GRC, chroniqueurs, financiers politiques... Fins prêts à foncer tout droit devant en contradiction avec les recommandations médicales et policières. Problèmes systémiques et structurels en ADAPTANT une approche légale pour atteindre des objectifs qui pourraient défier la morale.