Kellie Leitch quittera la vie politique

L’ancienne ministre et candidate à la chefferie du Parti conservateur Kellie Leitch
Photo: Fred Thornhill La Presse canadienne L’ancienne ministre et candidate à la chefferie du Parti conservateur Kellie Leitch

L’ancienne ministre et candidate à la chefferie du Parti conservateur Kellie Leitch s’apprête à tirer sa révérence. Chirurgienne de formation, elle renouera avec la médecine au terme de son mandat et ne sera pas candidate à l’élection fédérale de 2019.

« Autant j’ai apprécié la vie publique, le temps est maintenant venu pour moi de revenir au service public qui est au coeur de la personne que je suis : en étant une chirurgienne orthopédique pédiatrique et en permettant aux enfants de retourner jouer sur les terrains de jeu », a annoncé la députée ontarienne dans un communiqué de presse publié par son bureau mercredi.

Mme Leitch n’y a pas expliqué davantage sa décision et n’a pas répondu à la demande d’entrevue du Devoir.

Lors de sa campagne à la chefferie du Parti conservateur l’an dernier, elle s’était attiré de nombreuses critiques en promettant de filtrer les immigrants et les réfugiés qui souhaiteraient s’installer au pays pour discerner ceux qui auraient des « valeurs anticanadiennes ». Sa proposition lui avait cependant permis de faire les manchettes, et Kellie Leitch faisait partie des candidats conservateurs qui recevaient le plus de dons. Elle a néanmoins terminé la course au 6e rang le printemps dernier.

En marge d’une rencontre du caucus conservateur réuni à Victoria, en Colombie-Britannique, Kellie Leitch a nié regretter quoique ce soit de sa carrière en politique. « J’estime que nous vivons dans une démocratie ouverte, où nous devrions pouvoir exprimer nos idées. J’ai exprimé des idées, et les gens se sont prononcés, et je trouve que c’est très bien. »

Écartée de l’équipe parlementaire

L’ancienne ministre de la Condition féminine et du Travail avait par ailleurs annoncé, en campagne électorale en 2015, qu’un gouvernement conservateur mettrait sur pied une ligne téléphonique pour dénoncer les « pratiques culturelles barbares » — une promesse qui avait fait perdre des appuis électoraux aux conservateurs.

À l’issue de la course à la chefferie du parti, le nouveau chef, Andrew Scheer, n’avait pas réservé de rôle à Kellie Leitch au sein de son équipe parlementaire. D’autres candidats de la course à la chefferie ont pourtant été nommés porte-parole du parti dans divers dossiers. M. Scheer a réagi par simple voie de communiqué de presse, disant « remercier Kellie pour son service dévoué au Parti conservateur du Canada et à ses électeurs ».

Le temps est maintenant venu pour moi de revenir au service public qui est au cœur de la personne que je suis


Kellie Leitch était par ailleurs menacée dans sa circonscription de Simcoe-Grey, au nord de Toronto, où au moins deux candidats lui faisaient la lutte pour y remporter l’investiture conservatrice.

La députée de 47 ans a été élue pour la première fois en 2011 et elle aura donc droit au régime de retraite du Parlement, puisqu’elle y a siégé plus de six ans.