Mulcair devrait annoncer sa démission comme député au printemps

Le départ de Thomas Mulcair devrait entraîner une chaude lutte électorale dans Outremont.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Le départ de Thomas Mulcair devrait entraîner une chaude lutte électorale dans Outremont.

Ottawa — L’ancien chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) Thomas Mulcair quittera son poste de député montréalais au printemps.

Un porte-parole du parti a confirmé que M. Mulcair prévoyait démissionner après la session parlementaire du printemps. La date sera confirmée « ultérieurement », a-t-il dit.

Il devrait être embauché comme professeur dans une université, mais le nom de l’établissement n’a pas encore été dévoilé.

Thomas Mulcair, un ancien député et ministre libéral provincial, avait surpris tout le monde en 2007 en l’emportant dans une élection partielle fédérale dans la circonscription montréalaise d’Outremont, qui était à l’époque un château fort libéral.

Il était ensuite devenu chef du NPD en 2012 après la mort de Jack Layton, qui avait mené le parti dans l’opposition officielle pour la première fois de son histoire.

Or, six mois après les résultats électoraux décevants de 2015, M. Mulcair est devenu le premier chef de parti fédéral à se faire montrer la porte par ses militants lors d’un vote de confiance.

Jagmeet Singh a pris sa place cet automne. Depuis, M. Mulcair est redevenu simple député néodémocrate.

Le départ de M. Mulcair devrait entraîner une chaude lutte électorale dans Outremont, puisque les libéraux voudront probablement regagner leur ancien bastion.

3 commentaires
  • Jean-Pierre Martel - Abonné 19 décembre 2017 07 h 51

    C’est dommage

    En choisissant un repoussoir à la tête de leur parti, les membre du NPD condamnent ce parti à la marginalité.

    J’espère qu’un jour, comme Pierre-Elliott Trudeau avant lui, il fera un retour-surprise en politique fédérale. Je trouve triste que la seule alternative au gouvernement mou de Justin Trudeau soit le Parti conservateur.

  • Gilles Bonin - Inscrit 19 décembre 2017 10 h 03

    Et clic...

    Et clic! une troisième pension (celles d'ex-fonctionnaire, d'ex-membre de l'Assemblée nationale et celle d'ex-député fédéral - si je ne me trompe, il devrait rencontrer les critères) - tout cela fort légalement. Il mène bien sa barque, le monsieur. Bravo!

    • Serge Picard - Abonné 19 décembre 2017 17 h 33

      Mulcair a de l’expérience en matière de contestation des lois fondamentales du Québec, lui qui a été directeur des affaires juridiques au sein d'Alliance Québec, un organisme qui visait à contester et à affaiblir la Charte de la langue française donc contre la loi 101. Bon débarras.