Les libéraux conservent leur circonscription à Terre-Neuve

Churence Rogers avec Justin Trudeau en novembre dernier
Photo: Darren Calabrese La Presse canadienne Churence Rogers avec Justin Trudeau en novembre dernier

Ottawa — Les libéraux fédéraux ont facilement conservé un bastion à Terre-Neuve-et-Labrador, dans l’une des quatre circonscriptions où se tenaient des élections partielles lundi soir, une occasion pour les libéraux de Justin Trudeau de mesurer leur popularité.

Le candidat libéral Churence Rogers obtenait 69,2 % des voix, au moment d’écrire ces lignes, contre 22,9 % pour son plus proche rival, le conservateur Mike Windsor. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) recueillait 4,7 % des voix.

La circonscription de Bonavista-Burin-Trinity est devenue vacante l’été dernier à la suite de la démission, pour des motifs personnels, de la libérale Judy Foote, seule représentante de Terre-Neuve-et-Labrador au sein du cabinet. Mme Foote était députée de la région depuis dix ans ; elle avait obtenu près de 82 % des voix lors du scrutin général de 2015.

Trois autres circonscriptions étaient en jeu lundi soir : Scarborough-Agincourt, en Ontario, Battlefords-Lloydminster, en Saskatchewan, et Surrey-Sud–White-Rock, en Colombie-Britannique. Les résultats dans ces circonscriptions n’étaient pas disponibles au moment d’écrire ces lignes.

C’est dans la circonscription de Surrey-Sud–White-Rock, en banlieue de Vancouver, que la lutte s’annonçait la plus serrée. Cette élection a été provoquée par le départ de la conservatrice Dianne Watts, passée à la scène provinciale.

Les libéraux ont sorti l’artillerie lourde pour ravir cette circonscription. Le candidat libéral Gordon Hogg, un ancien député provincial, a pu compter sur la grande visite du premier ministre durant sa campagne. Le nouveau chef conservateur, Andrew Scheer, a lui aussi visité le circonscription, et cette élection permettait de mesurer sa popularité. Les conservateurs ont tenté de tirer profit de la colère des petits entrepreneurs face au projet de réforme fiscale du gouvernement Trudeau.

En Saskatchewan, les conservateurs étaient en bonne position pour l’emporter dans Battlefords-Lloydminster, qui vote à droite depuis les années 1990. Le député conservateur Gerry Ritz, qui a été ministre, a démissionné récemment ; il avait obtenu 67 % d’appuis lors des élections générales de 2015.

La circonscription torontoise de Scarborough-Agincourt est devenue vacante après la mort du député libéral d’arrière-ban Arnold Chan. Les électeurs choisissent toujours un député libéral depuis la création de cette circonscription il y a 30 ans.

Lors du scrutin de 2015, les néodémocrates étaient arrivés troisièmes, loin derrière les deux autres partis, dans ces circonscriptions sauf celle de Battlefords-Lloydminster, en Saskatchewan, où ils étaient arrivés deuxièmes, mais aussi loin derrière le conservateur Ritz.

Les libéraux jouissent d’une confortable majorité à la Chambre des communes, et les résultats de ces quatre élections complémentaires auront peu d’impacts sur les affaires parlementaires.