Justin Trudeau rencontre le président chinois Xi Jinping

<p>Le premier ministre Trudeau et le président chinois Xi Jinping se sont rencontrés mardi, à Pékin.</p>
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne

Le premier ministre Trudeau et le président chinois Xi Jinping se sont rencontrés mardi, à Pékin.

La poursuite d’un accord de libre-échange avec la Chine et la protection de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) font partie de la mission internationale du Canada de combattre la montée du populisme, a déclaré mardi le premier ministre Justin Trudeau.
 

M. Trudeau a complété la première partie de son périple en Chine en rencontrant le président Xi Jinping, alors que se poursuivent les discussions pour enclencher des négociations formelles de libre-échange entre les deux pays.
 

Le premier ministre et le président étaient accompagnés de six personnes chacun lors de ces discussions. Quatre ministres fédéraux accompagnent M. Trudeau en Chine.


Le président Xi a signalé que son invité avait eu un agenda chargé et des entretiens productifs depuis son arrivée dans la capitale chinoise.
 

M. Trudeau a répondu que les rencontres ont été importantes pour approfondir les liens économiques entre la Chine et le Canada, au profit des citoyens des deux pays.


M. Trudeau a expliqué que ses ambitions commerciales avec la Chine, l’ALÉNA et la conclusion d’autres ententes en Asie — comme une nouvelle version du Partenariat transpacifique — s’inscrivent dans le cadre de la lutte du Canada contre la marée protectionniste souvent associée avec l’administration Trump aux États-Unis.
 

« Nous traversons une époque où différents pays accordent beaucoup d’espace politique au populisme ou à une poussée du nationalisme, a dit le premier ministre aux journalistes avant sa rencontre avec M. Xi. Et le Canada, en tant que pays, défend fortement les échanges commerciaux qui profitent à tous. Et c’est ce que nous continuerons à faire. »


M. Trudeau a dit que les négociations difficiles qui entourent le renouvellement de l’ALÉNA ont été amplement discutées lundi soir, quand il a dîné avec son homologue chinois Li Keqiang.
 

« Nous prenons très au sérieux notre responsabilité d’améliorer l’ALÉNA au profit du Canada, des États-Unis et du Mexique, a-t-il expliqué. Le Canada n’a pas l’habitude de s’engager dans un «jeu à somme nulle» ou de créer des gagnants et des perdants dans ses négociations commerciales. »
 

Après ses entretiens avec le président Xi, M. Trudeau s’est envolé vers Guangzhou, dans le sud de la Chine, pour participer au forum mondial Fortune (Fortune Global Forum), une importante conférence de dirigeants d’entreprises internationales. M. Trudeau a assuré qu’il n’hésitera pas à soulever le dossier des droits de la personne avec M. Xi, le chef chinois le plus puissant des dernières décennies.
 

« La nature de la relation forte et positive entre le Canada et la Chine signifie que nous pouvons avoir des discussions robustes et honnêtes concernant nos divergences d’opinions sans mettre en péril cette relation positive », a-t-il dit.
 

Le ministre fédéral du Commerce international François-Philippe Champagne a raté mardi au moins deux des trois événements auxquels ont participé les trois autres ministres en compagnie de M. Trudeau, en raison des négociations commerciales qui se poursuivent avec les représentants chinois.

 

1 commentaire
  • Daniel Gagnon - Abonné 5 décembre 2017 09 h 15

    Un champagne nucléarisé...

    La Corée du Nord fait fuser ses missiles et la hargne déborde, jaillit, menace la planète, rien n'arrête le régime et un flot immense de paroles de guerre nucléaires fait peur, jette dans l’effroi la population américaine et canadienne, et rien dans l'agenda de Justin Trudeau, qui pourtant a ré-ouvert les bunkers anti-nucléaires à Ottawa, ne semble être prévu pour discuter de cette question cruciale qui brûle toutes les lèvres.

    Étrange n'est-ce pas, ce silence? Est-ce pour protéger une relation commerciale avec le Canada? Et quand les têtes nucléaires sud-coréennes toucheront l'Amérique, de quelle relation commerciale parlerons-nous?

    Quand l'hiver nucléaire sera déclenché, et que la radioactivité se promènera sur nos têtes, en quoi l'économie fracassée sera-t-elle intéressante? Pour réparer les pots cassés?

    La Chine refuse d'aller plus loin dans les sanctions, livre du pétrole à l'armée sud-coréenne et noie le poisson. Ce n'est pas l'heure d'ouvrir le champagne alors que les têtes nucléaires pétillent elles déjà au bout des missiles intercontinentaux de la Corée du Sud.