La commissaire à l’éthique lance un examen sur Bill Morneau

Le ministre Bill Morneau a conservé des actions de Morneau Shepell dans des sociétés privées après son entrée au conseil des ministres.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Le ministre Bill Morneau a conservé des actions de Morneau Shepell dans des sociétés privées après son entrée au conseil des ministres.

La commissaire à l’éthique a lancé une enquête vendredi pour évaluer si le ministre des Finances Bill Morneau s’est placé en conflit d’intérêts en déposant le projet de loi C-27 sur les fonds de pension.

M. Morneau est la cible des conservateurs et des néodémocrates pour avoir conservé des actions de Morneau Shepell dans des sociétés privées après son entrée au conseil des ministres. Cette entreprise fondée par son père offre des services d’administration de fonds de pension.

Le projet de loi C-27 permettrait aux employeurs de convertir des régimes de retraite à prestations déterminées en régimes à prestations cibles, ce qui pourrait entraîner une diminution du montant reçu par les retraités.

S’il est adopté, C-27 pourrait aider à enrichir Morneau Shepell, selon les conservateurs et les néodémocrates. Un scénario réfuté par l’entreprise.

Au coeur de la tourmente, Bill Morneau avait rencontré la commissaire à l’éthique, Mary Dawson, il y a deux semaines pour placer ses actions de Morneau Shepell dans une fiducie sans droit de regard et ensuite les vendre. Afin de dissiper la controverse, il avait également indiqué qu’il ferait don du gain obtenu avec la prise de valeur des actions au cours des deux dernières années. Ce montant s’élève à environ 5 millions.

Le député néodémocrate Nathan Cullen avait alerté la commissaire à l’éthique sur un possible conflit d’intérêts. Mary Dawson s’était dite « préoccupée » par la situation. Le député conservateur Pierre Poilievre a également fourni de l’information à Mme Dawson.

La commissaire a confirmé vendredi dans une lettre avoir reçu des explications de M. Morneau concernant sa participation à l’élaboration du projet de loi C-27. Elle estime néanmoins qu’il y a des raisons suffisantes pour lancer une enquête.

L’attachée de presse du ministre Morneau a réagi, vendredi soir. Interrogée par La Presse canadienne, Chloé Luciani-Girouard a déclaré que « depuis son premier jour en poste, le ministre des Finances a travaillé avec la commissaire à l’éthique, il a suivi toutes ses recommandations et ses conseils ».

La commissaire avait également déterminé que l’écran en place pour prévenir les conflits d’intérêts était le « meilleur outil de conformité », avant d’assurer que le ministre répondra « à toutes les questions » qui lui seront posées par Mme Dawson.

2 commentaires
  • Marguerite Paradis - Inscrite 10 novembre 2017 18 h 53

    MINISTRE DES FINANCES = CRÉDIBILITÉ NULLE

    À quand la démission du Ministre des finances?
    Il y a trop de travail à faire pour mettre de l'ordre dans les finances publiques canadiennes pour garder un minsitre des finances à crédibilité nulle, en plus, de gaspiller l'$ des citoyenNEs à le payer.
    Et, s'il vous plait, pas de parachute dorée au départ de ce monsieur. Merci.

    M.P.

  • Yves Mercure - Inscrit 11 novembre 2017 11 h 23

    Le ministre cherche sa maman!

    Pour se cacher derrière la commissaire à l'éthique, Morneau nous prend pour des légume près de la friteuse. De deux chose l'une : soit c'est lui l'imbécile plutôt que nous, car s'il ne voit pas le problème depuis qu'il a songé à une carrière politique, c'est que c'est un demeuré et il faut le mettre sous tutelle; ça, je n'y crois pas. Soit, alors, qu'il tente depuis le début d'en passer une vite et s'y est dément préparé en s'achetant une assurance probité avec ses échanges "éthiques" avec la commissaire; coincé malgré tout, il fait amende honorable par un don qui est de l'esbroufe pour sauver les meuble, mais qui sera toujours mieux que rien si ce n'est pas une ONG style Hezbollah ou à ses opposants de Ryad. Bref, dans les deux cas de figure, des vacances prolongées : pour incompétence crasse ou pour malversation. On peut rêver.