Le Canada devrait «en faire plus» pour les réfugiés

Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, était de passage à Montréal vendredi.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, était de passage à Montréal vendredi.

Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés affirme que la réputation du Canada sur les questions de réfugiés est solide, tout en disant espérer que le pays en fasse encore davantage.

Filippo Grandi a dit croire, vendredi, à Montréal, que le Canada pouvait demeurer un chef de file en intensifiant ses programmes de réinstallation afin de partager le fardeau avec des pays aux prises avec un afflux important de réfugiés à la recherche d’une terre d’accueil.

Néanmoins, cela ne semble pas être dans les plans d’Ottawa. Le gouvernement fédéral a annoncé cette semaine qu’il gonflerait l’an prochain le nombre de réfugiés qui sont parrainés par des Canadiens, tout en maintenant au même niveau le nombre d’individus accueillis par l’entremise des Nations unies.

Le gouvernement fédéral prévoit accueillir 43 000 réfugiés l’an prochain — une hausse de seulement 3000 personnes comparativement à cette année.

Le nombre de réfugiés parrainés par le gouvernement demeurerait le même, à 7500 personnes. La hausse proviendrait entièrement du programme de parrainage privé.

«Un leader important»

M. Grandi a indiqué qu’il appellerait le gouvernement fédéral à en faire plus lorsqu’il s’entretiendra avec des responsables gouvernementaux, lundi.

« C’est un message positif, car le Canada est un leader important en ce qui a trait aux questions de réfugiés à tous les niveaux », a déclaré le haut-commissaire des Nations unies, à Montréal, où il a pris part à plusieurs événements et rencontré un réfugié travaillant dans un hôpital montréalais.

« Le Canada a été pendant longtemps un leader dans la réinstallation, qui est très importante surtout pour favoriser la protection des plus vulnérables. […] Les chiffres qui ont été publiés pour les prochaines années sont bons, mais nous voudrions que le Canada fasse même plus pour qu’il reste vraiment un pays phare dans ce domaine tellement important », a-t-il ajouté.

M. Grandi a souligné l’expérience vécue par Jean-Claude Puati, 40 ans, qui est au Canada depuis deux ans et qui travaille régulièrement comme cuisinier à l’hôpital Notre-Dame.

Il a quitté son Congo natal pour vivre son homosexualité et s’est rendu d’abord en Afrique du Sud où il a subi de la discrimination. Il a ensuite pris la route du Canada.

« Il y a beaucoup d’opportunités ici et je regarde vers l’avenir avec beaucoup d’espoir », a dit M. Puati, au côté du haut-commissaire.

M. Grandi a fait valoir que M. Puati représente le type de cas qu’il voudrait que le Canada embrasse davantage, et qu’il aimerait que le pays aide les membres LGBT, les femmes, les victimes de viol et les enfants non accompagnés.

2 commentaires
  • Eric Vallée - Inscrit 4 novembre 2017 00 h 31

    Ca fait!

    Sommes-nous obligés de laisser entrer tous les mal pris de l'humanité? La source est intarissable! Nous sommes complets, désolés.

  • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 4 novembre 2017 13 h 00

    Le Canada oui, le Québec non.

    «Le Canada devrait en faire plus pour les réfugiés» (Philippe Grandi commissaire des Nations unies pour les réfugiés).

    Très petite nation de huit millions d’habitants, le Québec ne doit pas mettre sa survie culturelle et linguistique par l’arrivée massive de réfugiés sans avoir les outils nécessaires pour les intégrer, à moins de vouloir suivre l’exemple machiavélique de la sinisation du Tibet par la Chine, i.e. transformation de la société tibétaine par l’arrivée massive d’immigrés chinois Hans afin d’annihiler toute tentative d’indépendance.

    Le Canada est multiculturel, sans identité propre. Il n’y a plus au Canada de majorité identitaire puisque les Canadiens d’origine britannique ne sont plus que de l’ordre de 30%, ce qui n’est pas le cas du Québec encore majoritairement d’origine et de culture française.