Chelsea Manning interdite d’entrée au Canada

Chelsea Manning a été condamnée en 2013 pour espionnage et autres accusations.
Photo: Balestramedia / Agence France-Presse Chelsea Manning a été condamnée en 2013 pour espionnage et autres accusations.

L’ancienne militaire et informatrice de WikiLeaks, Chelsea Manning, a affirmé lundi s’être vue refuser l’entrée au Canada.

« Alors, j’imagine que le Canada m’a bannie à vie ? » a écrit sur Twitter Chelsea Manning, aux côtés d’une photographie du document remis par les autorités frontalières lui signifiant son refus d’accès au Canada en tant que visiteur temporaire vendredi dernier en raison de sa condamnation pour espionnage aux États-Unis.

   

Le document rempli par un agent frontalier justifie la décision en précisant que Chelsea Manning « est inadmissible en raison de sérieuses offenses criminelles commises hors du Canada », notamment celle de « trahison » qui, si elle avait été commise au Canada, lui aurait valu « une peine maximale de 14 ans de prison ».

Interrogé à ce sujet lors d’une conférence de presse, le premier ministre Justin Trudeau a refusé de commenter un « cas spécifique ».

Son ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, est lui aussi resté avare de détails. « Bien que je ne commenterai pas de cas précis, il est vrai que les crimes passés font partie des critères qui sont pris en compte [par les agents frontaliers]. »

Le ministre entend-il user de son pouvoir discrétionnaire pour permettre à Chelsea Manning d’entrer au pays ? « Je n’ai pas eu de demande en ce sens. [...] Et quand un agent frontalier canadien prend une décision de manière appropriée et qui respecte sa juridiction, je n’interviens pas de manière cavalière. »

Chelsea Manning – qui s’appelait alors Bradley Manning avant son changement d’identité – a été condamnée en 2013 pour espionnage et autres accusations, pour avoir transmis à WikiLeaks des centaines de milliers de documents secrets, notamment de nombreux télégrammes diplomatiques, concernant les guerres d’Irak et d’Afghanistan.

Condamnée en cour martiale à 35 ans de réclusion pour cette gigantesque fuite de données classées, elle est sortie de prison après sept années derrière les barreaux à la faveur d’une peine commuée par l’ancien président Barack Obama.

1 commentaire
  • Bernard Terreault - Abonné 27 septembre 2017 09 h 26

    Colonialisme

    Elle a trahi les États-Unis, pas le Canada. Alors, pourquoi la chasser. Par gratitude envers les USA pour leur traitement de Bompardier?