La ministre Freeland met la table pour la renégociation de l’ALÉNA

La ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne La ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland

Le Canada cherchera à inclure « de solides » clauses sur le travail et l’environnement et défendra tant la gestion de l’offre que le mécanisme de règlement des différends en renégociant l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA).

C’est entre autres ce qu’a signalé la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, dans un discours livré à l’Université d’Ottawa, lundi matin, à deux jours du coup d’envoi officiel des pourparlers commerciaux entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.

Elle a dévoilé quelques objectifs présentés comme étant « fondamentaux » pour le Canada. Parmi ceux-ci figurent notamment le souhait d’ajouter un chapitre sur les Autochtones et la simplification de la circulation des gens d’affaires.

La diplomate en chef du Canada a mentionné que les prochains mois donneraient certainement lieu à quelques coups de théâtre, comme c’est le lot de toute négociation commerciale.

La ministre Freeland a prononcé cette allocution avant de témoigner devant le comité permanent du Commerce international au Parlement.

 

Elle prendra ensuite le chemin de Washington, où se tient entre le 16 et le 20 août la première de sept rondes de négociations de l’ALÉNA, dans l’objectif d’en venir à une entente tripartite modernisée au début de l’année 2018.

Cela fait des mois que le gouvernement de Justin Trudeau prépare le terrain en prévision du début des pourparlers ; on a multiplié depuis l’élection du président américain Donald Trump les missions au sud de la frontière pour rencontrer des gouverneurs, des membres du Congrès et des représentants des milieux des affaires.

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