Justin Trudeau se veut rassurant quant à la renégociation de l’ALENA

<p>Justin Trudeau a ajouté ne pas avoir l’intention de négocier sur la place publique avant que les pourparlers ne se mettent officiellement en branle, le 16 août prochain.</p>
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne

Justin Trudeau a ajouté ne pas avoir l’intention de négocier sur la place publique avant que les pourparlers ne se mettent officiellement en branle, le 16 août prochain.

À moins d’un mois du début des négociations sur l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA), Justin Trudeau insiste sur le fait qu’il est d’une importance capitale que le Canada puisse compter sur un mécanisme de règlement des litiges « juste et équitable ».

Le premier ministre a voulu « rassurer » les Canadiens à ce sujet, mardi, disant toutefois ne pas avoir l’intention de « négocier sur la place publique ni négocier avant que les négociations officielles commencent » le 16 août prochain.

Il n’a pas voulu dire si le gouvernement canadien pourrait carrément quitter la table des négociations si l’administration Trump insistait sur le retrait du mécanisme de règlement des différends, le chapitre 19 du traité, comme l’a rapporté mardi le Globe and Mail.

Si le premier ministre n’a pas voulu dire si c’était une ligne dans le sable que tracerait son gouvernement, il a malgré tout affirmé qu’« un mécanisme de résolution des différends juste et équitable est extrêmement important pour le Canada ».

« Ça faisait partie de notre approche avec l’AECG avec l’Europe, c’était au cœur des premières négociations par rapport à l’ALÉNA », a-t-il dit en conférence de presse au parlement à l’issue d’un entretien avec le nouveau premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan.

Sans offrir de commentaire spécifiquement sur la tactique évoquée dans l’article du quotidien torontois, il a signalé que le Canada allait « toujours s’assurer qu’il y ait un mécanisme équitable et juste de résolution des différends dans tout ce qu’on va signer pour améliorer l’ALÉNA ».

Le chapitre 19 du traité commercial revêt une importance significative pour le Canada — c’est grâce à ses dispositions qu’Ottawa a eu gain de cause dans le conflit du bois d’œuvre dans le passé, et une nouvelle guerre commerciale dans ce secteur est présentement en cours.

Au bureau de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, on n’a pas non plus voulu réagir aux informations du Globe and Mail. Son attaché de presse, Adam Austen, a dit ne pas avoir l’intention de commenter les propos d’une « source anonyme » qui sont relayés dans l’article.

La ministre Freeland, cette ancienne journaliste spécialisée en économie à qui le premier ministre Justin Trudeau a confié le rôle de gardienne de l’ALÉNA, doit comparaître devant le comité du commerce international le 14 août afin de discuter des priorités du Canada pour ces négociations.

Selon une source gouvernementale, ce sera davantage l’occasion de « clarifier nos objectifs quant à la modernisation » du traité commercial plutôt que de présenter les positions du Canada aussi précisément que l’on fait les États-Unis.

La première ronde de négociations se tiendra du 16 au 20 août prochain à Washington.

2 commentaires
  • Raynald Rouette - Abonné 25 juillet 2017 13 h 12

    Qui mets les mots, dans la bouche de Justin Trudeau?


    De même que pour Philippe Couillard, depuis leur élection respective!

    Il serait pertinent de faire une enquête journalistique sur le sujet.

    Il serait aussi, intéressant d'en connaître, tant les résultats que les explications.

  • Nicole Delisle - Abonné 25 juillet 2017 16 h 25

    Rien ne peut être rassurant avec Trump!

    On vient de voir comment ils ont voté pour ouvrir la discussion sur l'abrogation de l'Obamacare, avec des menaces et presqu' une arme sur la tempe, à égalité et avec l'appui de Pence pour clore le tout! Ces bourgeois républicains ne sont là que pour enrichir davantage la classe du 1%, déréglementer, abolir l'État et payer le moins d'impôts possible. La classe ouvrière est le dernier de leur souci. Alors, les Canadiens
    ils ne feront rien pour être "accommodant". Si M. Trudeau se laisse prendre au jeu, il n'en sortira rien de bien pour nous.