L’Université d’Édimbourg décerne un doctorat honorifique à Justin Trudeau

Le premier ministre Justin Trudeau a reçu un doctorat honorifique de l’Université d’Édimbourg, mercredi, pour ses accomplissements en faveur de l’égalité et de la diversité.
Photo: Neil Hanna Agence France-Presse Le premier ministre Justin Trudeau a reçu un doctorat honorifique de l’Université d’Édimbourg, mercredi, pour ses accomplissements en faveur de l’égalité et de la diversité.

Le premier ministre Justin Trudeau a souligné le 150e anniversaire de la fédération canadienne avec la reine Élisabeth II, mercredi, en lui offrant le drapeau canadien qui a flotté au-dessous de la tour de la Paix le 1er juillet.

M. Trudeau a rencontré la reine à sa résidence écossaise officielle, le palais d’Holyroodhouse. « Ce fut, comme toujours avec Sa Majesté, une conversation chaleureuse et engagée. Elle est toujours très intéressée par ce qui se passe au Canada et ailleurs dans le monde et on a eu une très bonne conversation », a raconté M. Trudeau dans une brève déclaration après la rencontre.

Cette rencontre avait été organisée pour souligner le sesquicentenaire canadien puisque la reine, qui est âgée de 91 ans, n’est plus en mesure de faire de longs voyages. Le prince Charles et la duchesse de Cornouailles ont donc assisté aux festivités de la fête du Canada en son nom.

La conversation de M. Trudeau avec la reine a commencé avec une mention du doctorat honorifique décerné au premier ministre canadien par l’Université d’Édimbourg, plus tôt en journée.

« Certains de mes anciens professeurs sont sans doute consternés d’apprendre que je suis maintenant un docteur », a lancé M. Trudeau alors qu’il marchait avec la reine vers un endroit où s’asseoir.

Pendant que Justin Trudeau était à l’intérieur du palais, un petit groupe de manifestants s’est approché de la grille en tenant des affiches demandant la fin de l’exploitation des « sables bitumineux » et le respect des droits des Autochtones.

Le sommet du G20 en Allemagne

Cela a permis au premier ministre canadien d’obtenir un avant-goût de ce qui l’attend au sommet du G20 en Allemagne, où des dizaines de milliers de manifestants contre la mondialisation ont déjà commencé à se rassembler.

Jusqu’à 20 000 policiers ont reçu l’ordre d’assurer la sécurité de l’événement. L’un des objectifs des manifestants est de bloquer les routes menant au lieu de la rencontre, compte tenu du fait queles façons d’y accéder et d’en sortir sont limitées.

On s’attend également à des conflits à l’intérieur même de la rencontre, puisque les dirigeants des 20 plus grandes économies mondiales ont des différends au sujet du commerce, des changements climatiques et de la sécurité.

Pour Justin Trudeau et la chancelière Angela Merkel, l’accord de Paris sur le climat sera la priorité pendant la rencontre.

Mme Merkel travaille sans relâche pour isoler le président américain, Donald Trump, dans sa décision de se retirer de l’accord, qui exige des pays signataires de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement climatique.

La ministre canadienne de l’Environnement, Catherine McKenna, a dit aux journalistes, cette semaine, que le Canada demeure ferme sur l’accord de Paris et incitera tous les autres pays du G20 à l’être tout autant.

8 commentaires
  • Jean-Marc Simard - Abonné 5 juillet 2017 16 h 55

    Le mérite-t-il?

    Le mérite-t-il ce doctorat honorifique ? Vraiment on n'a plus les docteurs d'antan qui travaillaient d'arrache-pied pour mériter ce doctorat...Un doctoraty est attribué à quelqu'un qui a apporté une contribution originale et nouvelle au savoir. Est-ce le cas pour Justin Trudeau ? Qu'elle est cette nouvelle mode aristocratique de décerner des doctorats à qui mieux mieux, sans l'avoir réellement mérité...On encense qui ne devrait peut-être pas l'être...Ce n'est pas parce que tu es un P.M. populaire que tu mérites nécessairement un doctorat, encore moins honorifique, sans avoir travaillé pour le mériter...A force de décerner des doctorats honorifiques, on va contribuer à enlever de la valeur au titre de doctorant...

    • Yvon Bureau - Abonné 5 juillet 2017 20 h 46

      J'appuie. Merci pour ce commenTAIRE.

    • Marc Therrien - Abonné 5 juillet 2017 22 h 05

      On n'a plus non plus les diplômes d'études secondaires qu'on avait.

      Si le doctorat honorifique est remis à une personnalité éminente qui a laissé sa marque dans un domaine particulier, j’imagine qu’il arrive parfois qu’on récompense davantage la personnalité que les réalisations.

      L'article ne spécifie pas les raisons particulières pour lesquelles ce doctorat lui est remis. J'en conclus donc que Justin Trudeau a définitivement laissé sa marque dans le domaine du culte de sa personnalité.

      "Il a rappelé qu’il n’avait aucun intérêt à devenir politicien quand il est sorti de l’université McGill il y a 23 ans." C'est peut-être parce que c'est la politique qui lui a fait l'honneur de s'intéresser à lui qu'il reçoit ce doctorat honorifique.

      Marc Therrien

  • Michel Lebel - Abonné 6 juillet 2017 06 h 40

    Pas sérieux!


    Cela nous permet de juger le ''sérieux'' de l'Université d'Édimbourg! Il est aussi vrai que bien des universités accordent de nos jours de tels doctorats pour des riches contributeurs à leur institution. Quant à Justin Trudeau, pas nécessaire d'être grand clerc pour affirmer qu'il ne mérite pas cet honneur.

    M.L.

  • Chantale Desjardins - Abonnée 6 juillet 2017 06 h 58

    Pourquoi ce doc...to...rat?

    Les honneurs remplissent le coeur de cet homme et les photos le rendent plus populaire. Mais la valeur de l'homme ne change pas et il a du chemin à parcourir pour atteindre le sommet d'un doctorat même honorifique.

  • Michel Desbiens - Abonné 6 juillet 2017 07 h 09

    Diplôme

    Au moins il est certain qu'l aura eu dans sa vie un diplôme universitaire!!!

  • Jean Breton - Abonné 6 juillet 2017 09 h 44

    Le Collège Brébeuf est-il si fier de cet ancien élève ?

    Je suis persuadé que les profs qui ont enseigné à Justin, tout comme ses ex-compagnons de classe, se sont sûrement étouffé en avalant leur café ce matin, tout en lisant leur Devoir bien-aimé.

    Décidemment, les Écossais ont un sens de l'humour singulier... Ils forment une société distincte qui mérite bien d'avoir un État avec les pleins pouvoirs.

    Merci à mon journal d'avoir ensoleillé ma matinée.