O’Leary abandonne la course à la direction du PCC et se range derrière Bernier

L'homme d'affaires Kevin O'Leary
Photo: Lars Hagberg La Presse canadienne L'homme d'affaires Kevin O'Leary

Coup de tonnerre dans la course à la direction conservatrice : Kevin O’Leary s’apprête à jeter l’éponge et à soutenir Maxime Bernier.

À quelques heures du dernier débat des candidats à la chefferie, l’homme d’affaires annoncera qu’il se retire de la course. Un point de presse est prévu à Toronto à 16 h 30. L’avis a été envoyé par la campagne de Maxime Bernier.

Kevin O’Leary était premier dans les sondages, mais c’est aussi le candidat qui récoltait le plus d’avis négatifs. Et il ne parle toujours pas français.

La pire chose à faire pour moi, c’est de gagner la chefferie et de perdre l’élection

 

Puis, s’il était persuadé de gagner la course à la direction, il admet désormais qu’il n’aurait pu gagner l’élection générale faute d’appuis au Québec. Le meilleur candidat devient donc Maxime Bernier à ses yeux.

« C’est pour le bien du parti que je fais ça, et du pays. Parce que je ne peux pas livrer le Québec. Je ne peux pas gagner. C’est mon opinion. J’aurais aimé que ce soit différent, a-t-il expliqué en entrevue au Globe and Mail mercredi. La pire chose à faire pour moi, c’est de gagner la chefferie et de perdre l’élection. »

Le Parti conservateur organise ce mercredi soir le dernier débat de la course à la direction, à Toronto. Les militants recevront d’ici quelques jours leurs bulletins de vote par la poste et auront jusqu’au 26 mai pour le renvoyer au parti. Ils pourront, sinon, voter en personne au congrès ou dans l’un des douze bureaux de scrutin au pays jusqu’au 27 mai en après-midi — quelques heures avant que ne soit dévoilée l’identité du prochain chef.

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4 commentaires
  • Fernand Laberge - Abonné 26 avril 2017 14 h 56

    Le pouvoir et l'influence

    Autrement dit, le Monsieur s'est amusé à jouer le modèle Trump... pour se gagner de l'influence.

  • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 26 avril 2017 15 h 11

    a pire chose à faire pour moi, c’est de gagner la chefferie et de perdre l’élection.

    Maxime Bernier pourrait en dire autant.

    Ce n’est pas parce qu’il obtient l’appui d’un candidat qui ne se qualifie pas que cela fait de Maxime Bernier un candidat plus qualifié.

  • Gilles Théberge - Abonné 26 avril 2017 18 h 16

    Vous savez quoi, on est pogné avec Trudeau pour des décennies.

    C'est le scénario parfait. Le premier ministre et le chef de l'opposition sont des députés du Québec. Vous remarquerez que je n'ai pas dit «Québécois». Non ils sont des canadiens provenant du Québec.

    Après cela, demandez pas à Baptiste de voter pour l'indépendance.

    Ne reste qu'une solution : Émigrer...

  • Tristan Roy - Inscrit 26 avril 2017 19 h 41

    ...avec Maxime Bernier

    J'ai hâte d'écouter ses prochains jingles... Il faut quand même remercier M. Bernier de nous débarasser du "Donald Trump canadien". Nous serons donc indulgents pour ses prochaines créations artistiques.