La formule du débat changée, O’Leary change d’avis

Le nouveau chef du PCC sera connu le 28 mai.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Le nouveau chef du PCC sera connu le 28 mai.

Les militants et les candidats eux-mêmes se plaignaient du format trop rigide des débats entre aspirants chefs du Parti conservateur. Le parti les aura entendus. Il modifie la formule pour le dernier affrontement avant le vote, question de permettre plus d’échanges entre les 14 adversaires. Kevin O’Leary se dit satisfait et fera donc acte de présence.

Le débat bilingue de Toronto aura lieu le 26 avril et sera crucial dans la mesure où, deux jours plus tard, les militants commenceront à remplir leur bulletin de vote.

Pour cette ultime joute, le parti remise la formule traditionnelle des 14 candidats alignés sur scène répondant à tour de rôle à une question sans véritable échange. Trois sous-groupes seront plutôt créés par tirage au sort (deux de cinq candidats, un de quatre). Chaque sous-groupe montera sur scène à tour de rôle. Une seule question sera posée afin d’encourager les adversaires à s’affronter.

Le second segment du débat ramènera tout le monde sur scène et chacun disposera de 90 secondes pour débiter une dernière fois son boniment. Après chaque laïus, les adversaires pourront répliquer.

O’Leary ravi

Dans le camp de Kevin O’Leary, on se dit ravi des changements apportés. « Nous sommes heureux que le parti ait pris en compte les préoccupations de M. O’Leary et des autres candidats, écrit au Devoir son porte-parole, Ari Laskin. Nous participerons au débat du 26. »

M. O’Leary avait boudé le débat d’Edmonton à la fin de février, sous prétexte que la formule ne lui convenait pas. Il a dû payer l’amende de 10 000 $ imposée par le parti. Kevin O’Leary s’est lancé dans la course à la chefferie le lendemain du seul débat uniquement en français tenu à Québec.

Dans les coulisses de certaines campagnes, on se plaint de ces débats à 14 qui n’ont pas permis aux meneurs de véritablement s’affronter et de se démarquer. Dans au moins deux camps on estime que le parti aurait dû organiser une sorte de « primaire » pour éliminer à mi-course les candidats les moins populaires.

Une personne critique même les candidats eux-mêmes. « Les sept derniers vont avoir nui grandement à la course. Beaucoup de membres vont leur en vouloir d’être restés jusqu’à la fin. »

Les sondages indiquent systématiquement que Maxime Bernier et M. O’Leary arrivent en tête des intentions de vote des militants avec environ 20 % chacun. Andrew Scheer et Erin O’Toole sont présentés comme les candidats du compromis.

Les ex-ministres Kellie Leitch, Lisa Raitt et Michael Chong sont en milieu de peloton eux aussi. Les sept autres candidats récoltent chacun moins de 5 % des intentions de vote (Steven Blaney, Brad Trost, Pierre Lemieux, Chris Alexander, Andrew Saxton, Deepak Obhrai et Rick Peterson).

Ces intentions de vote sont trompeuses, car le vote est préférentiel et pondéré géographiquement. Le nouveau chef sera connu le 28 mai.

 

Qui sont les candidats et les potentiels aspirants chefs ?

 

1 commentaire
  • Richard Génois Chalifoux - Inscrit 15 avril 2017 18 h 20

    Cause toujours mon lapin

    « Ces intentions de vote sont trompeuses »

    En effet, avec le mode de scrutin adopté, les grandes gueules ne seront peut-être pas les grands gagnants.