Centres d’injection supervisée: Philpott demande aux sénateurs de faire vite

La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, devant le comité permanent des affaires juridiques et constitutionnelles mercredi soir 
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, devant le comité permanent des affaires juridiques et constitutionnelles mercredi soir 

La ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, exhorte un comité du Sénat à étudier rapidement son projet de loi sur les centres d’injection supervisée afin de sauver des vies. Elle témoignait mercredi soir devant le comité permanent des affaires juridiques et constitutionnelles.

« Chaque jour, il y a des surdoses et des décès associés aux opioïdes, c’est très important qu’on ait une réponse complète à cette crise, a-t-elle fait valoir à sa sortie du comité. Le projet de loi C-37 est très important pour améliorer l’accès aux centres d’injection supervisée. »

La ministre Philpott a défendu son projet de loi qui allège le processus d’approbation des centres d’injection supervisée mis en place par les conservateurs. Le projet de loi C-37 réduit le nombre de critères requis par le gouvernement en les faisant passer de 26 à cinq, soit les cinq critères énoncés par la Cour suprême. Il donnerait également aux agents des services frontaliers le pouvoir d’ouvrir le courrier international jugé suspect pesant moins de 30 grammes.

Jane Philpott a fait valoir que son projet de loi proposait une approche équilibrée entre la santé publique et la sécurité publique. Elle a ajouté qu’il permettra de lutter contre la crise des opioïdes qui sévit dans plusieurs villes du pays.

Son ministère a déjà accordé les exemptions légales à trois centres d’injection supervisée à Montréal en février. Ces centres, qui seront situés dans Ville-Marie et Hochelaga-Maisonneuve, en plein coeur de la métropole, vont s’ajouter aux deux seuls sites existants au pays, qui se trouvent à Vancouver.

Dix autres demandes sont à l’étude pour l’implantation de ce type de centres dans des villes canadiennes. Cela inclut une demande pour un centre mobile à Montréal.

Le projet de loi C-37 déposé en décembre 2016 fait partie de la Stratégie canadienne sur les drogues et autres substances du gouvernement Trudeau. Il a déjà franchi les trois lectures à la Chambre des communes et est à mi-chemin de l’étude du Sénat.


Les cinq critères d’évaluation

L’impact que le centre d’injection supervisé aurait sur le taux de criminalité ;

le besoin réel pour un tel centre dans la communauté ;

la consultation des parties concernées ;

les ressources disponibles pour l’entretien du centre ;

l’existence d’une structure réglementaire pour l’encadrer.
1 commentaire
  • Yvon Bureau - Abonné 29 mars 2017 21 h 21

    Faites vite aussi

    pour demander à la Cour sûprême du Canada son avis sur la loi C-14 sur l'Aide médicale à mourir.

    Près de 800 personnes canadiennes meurent à chaque jour.

    Et votre Loi a exclu les grands souffrants non encore mourants. Cela n'est pas conforme au Jugement UNANIME de la CSC du 6 février 2015. Vous le savez. La population le sait aussi.

    Bien plus, les familles et les soignants et leurs établissements de soins sont dans le flou juridique.

    Demandez à la CSC cet avis. Clarté juridique et clinique invite intensément. Compassion exige. Crédibilité politique le demande debout.