Justin Trudeau rencontrera Donald Trump à Washington lundi

Le premier ministre canadien, Justin Trudeau
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Le premier ministre canadien, Justin Trudeau

Justin Trudeau parlera « surtout » d’économie avec Donald Trump lundi prochain à Washington. Mais il promet d’être « clair » dans sa défense des « valeurs canadiennes » lors de sa première rencontre officielle avec le président des États-Unis.

Le premier ministre du Canada, qui sera reçu à la Maison-Blanche pour la première fois depuis l’assermentation de Donald Trump, prévoit que la conversation avec son hôte sera centrée sur les questions économiques.

« Nous allons parler de bien des enjeux, j’en suis certain, mais au coeur de toutes nos discussions vont être la prospérité économique pour la classe moyenne, les opportunités que les gens ont de réussir », a-t-il exposé jeudi lors d’un point de presse à Iqaluit, au Nunavut.

Le premier ministre Trudeau a cependant tenu à signaler qu’il ne se priverait pas pour autant de soulever d’autres enjeux — qu’il n’a pas identifiés — lors de cet échange avec le locataire de la Maison-Blanche.

« Les Canadiens savent très bien qu’en plus de protéger et développer nos emplois et nos opportunités économiques, je me dois d’être clair dans ma défense, dans ma promotion, de valeurs canadiennes, et c’est exactement ce que je vais continuer à faire », a-t-il tranché.

Mauvaise idée, selon le député conservateur Gerry Ritz, qui invite le premier ministre à se tenir loin des sujets potentiellement explosifs, notamment celui du controversé décret sur l’immigration. « C’est une première rencontre. Je pense qu’il sera très important que M. Trudeau ne verse pas dans la provocation comme il l’a fait sur son compte Twitter », a-t-il plaidé en mêlée de presse.

La députée néodémocrate Hélène Laverdière ne partage pas l’avis de son collègue conservateur. Cette rencontre entre les deux dirigeants, selon elle, représente pour Justin Trudeau « une opportunité unique de dire que les politiques qui excluent les ressortissants de pays à majorité musulmane, c’est pas des politiques auxquelles le Canada adhère ».

Chez toi ou chez moi?

Ce sera donc à Washington et non à Ottawa que Donald Trump et Justin Trudeau se rencontreront pour la première fois. Donald Trump s’apprête-t-il donc à rompre avec la tradition voulant qu’un président américain effectue sa première visite à l’étranger en terre canadienne ? Pas vraiment, car cette tradition n’est pas bien établie du tout.

Le premier président américain à avoir visité le Canada a été Warren G. Harding en 1923. C’était son troisième voyage à l’étranger. Seulement cinq présidents dans l’histoire ont fait du Canada leur première destination à l’étranger de leur mandat.

John F. Kennedy
Lyndon B. Johnson
George Bush père en 1989
Bill Clinton en 1993
Barack Obama en 2008

George W. Bush, le fils, a d’abord fait un voyage au Mexique. Sa seconde sortie internationale a été au Canada, en avril 2001.
Hélène Buzzetti
3 commentaires
  • Yvon Bureau - Abonné 9 février 2017 13 h 05

    Sauver notre eau potable

    Ce sera notre futur grand conflit, armé même.

    Demeurez debout, à distance. Pas d'accolade svp.
    Comme le juge après l'assermentation de Trump (Quel geste parlant!)

    Humour. Trump n'a pas pris le risque de venir à Ottawa.

    Les douanes américaines auraient pu bloquer son retour !!!! Un dangereux pour le pays!

  • Jean-François - Abonné 10 février 2017 00 h 31

    Mr. Brian à la rescousse?

    Espérons tous que Mr. Mulroney ne sera pas trop loing dans l'antichambre pour "coacher" Justin; après tout c'est Justin lui-même qui l'a engagé pour ses premiers contacts avec l'administration Trump...

    La légitimité ne s'acquiert pas à coup de selfie!

  • Steve Brown - Inscrit 10 février 2017 09 h 21

    General Motors supprimera 625 emplois en Ontario

    Mulroney a échoué avec l'Accord du lac Meech et le référendum de Charlottetown. Si L'ALENA était renégociée dans la foulée des nouvelles politiques américaines, Brian Mulroney pourrait alors se défendre en disant que le libre-échange était une idée de Laurier.

    Steve Brown
    Charny