Les Canadiens plutôt satisfaits de la démocratie

44% des répondants à un sondage identifient le fait d'être «excédé par la politique» comme facteur principal les empêchant de voter.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir 44% des répondants à un sondage identifient le fait d'être «excédé par la politique» comme facteur principal les empêchant de voter.

Les deux tiers des Canadiens sont satisfaits du fonctionnement de la démocratie au pays, mais ils sont néanmoins « excédés » par la politique, si bien qu’ils citent cet épuisement comme la raison principale les empêchant de voter, révèlent les résultats d’un sondage sur la réforme du système électoral mené par le gouvernement fédéral.

Quelque 383 074 personnes ont participé au sondage, mené du 5 décembre 2016 au 15 janvier 2017, et dont les résultats ont été dévoilés mardi. Du nombre, 44 % ont défini le fait d’être « excédé par la politique » comme facteur principal les empêchant de voter.

S’ils se sont dits satisfaits de la démocratie canadienne dans une proportion de 67 %, les répondants ont tout de même exprimé un certain intérêt pour un nouveau mode de scrutin, à la condition que celui-ci soit simple à comprendre. Au total, 62 % des participants se sont dits d’accord avec le fait que les électeurs puissent « exprimer plusieurs choix sur le bulletin de vote, même si cela voulait dire qu’il faudrait alors plus de temps pour comptabiliser les voix et annoncer le résultat de l’élection ». Or, 59 % des répondants ont aussi répondu que les bulletins de vote « devraient être aussi simples que possible » et 49 % d’entre eux ont appuyé une affirmation voulant qu’un bulletin de vote soit « facile à comprendre », quitte à ce qu’il offre moins de possibilités pour exprimer ses préférences.

La question sur le caractère obligatoire du vote est celle qui a le plus divisé les répondants : la moitié d’entre eux ont répondu que le vote au fédéral était une obligation, tandis que l’autre moitié a répondu qu’il s’agissait d’un choix.

Parmi les sujets les plus consensuels, il y a celui concernant l’abaissement de l’âge du droit de vote aux élections fédérales, rejeté par 66 % des répondants. L’affirmation qui a cependant rallié le plus de répondants est celle concernant la durée des campagnes électorales : 90 % des participants ont dit souhaiter que celle-ci soit diminuée.


 
2 commentaires
  • Nadia Alexan - Abonnée 25 janvier 2017 01 h 39

    Il faut que M. Trudeau tienne à sa promesse!

    Les questions qu'on pose dans un sondage nous donnent les réponses qu'on sollicite. Les plébiscites non jamais produits des résultats adéquats. Le gouvernement Trudeau a été élu avec la promesse de changer le système de scrutin uninominal qui ne respecte pas le vote populaire, pour un système proportionnel qui tient compte de tous les votes, comme tous les pays civilisés du monde. Il faut que M. Trudeau tienne à sa promesse, en mettant en place un système proportionnel, le plus vite possible, avant les élections fédérales prochaines.

    • Loraine King - Abonnée 25 janvier 2017 09 h 41

      Non madame, M. Trudeau n'a pas promit de changer le,système actuel pour un système proportionnel, mais que l'élection de 2015 serait la dernière avec le mode actuel. Il avait promit de créer "un comité parlementaire spécial, formé de membres de tous les partis, qui se penchera sur un éventail de mesures de réforme, comme les bulletins de vote hiérarchisés, la représentation proportionnelle, le vote obligatoire et le vote en ligne."

      Il pourrait tenir sa promesse avec un bulletin de vote hiérarchisé.

      Il a aussi promit le dépôt d'un projet de loi dans les 18 mois suivant la formation de son gouvernement.

      La charte confère au citoyen le droit de vote et, dans la même phrase dans le texte anglais, le droit de se porter candidat. Réserver des sièges pour que des corporations (idem, les partis politiques) occupent des sièges dans un parlement dont l'accès jusqu'à présent est exclusif au citoyen pourrait-il être jugé comme une atteinte aux droits existants? C'est une idée qui me passe par la tête, mais une contestation de tout projet semble prévisible.

      M. Trudeau devrait demander l'avis de la Cour suprême avant de déposer son projet de loi afin de réaliser sa promesse à temps pour la prochaine élection.