Maxime Bernier veut resserrer l’aide internationale

M. Bernier promet de «réduire le fardeau fiscal ou aider les Canadiens dans le besoin, ici au Canada».
Photo: Liam Richards La Presse canadienne M. Bernier promet de «réduire le fardeau fiscal ou aider les Canadiens dans le besoin, ici au Canada».

Maxime Bernier a souvent fait bande à part dans la course à la chefferie conservatrice, mais sa politique étrangère annoncée mercredi ne déroge pas de celle de l’ancien gouvernement conservateur. Terminé, de courtiser « l’establishment » des affaires étrangères et de l’ONU, plaide le député beauceron. Maxime Bernier réduirait le montant versé en aide internationale et n’enverrait pas de soldats en mission de paix à moins de devoir répondre à une menace directe au Canada.

S’il est élu chef du Parti conservateur ce printemps, et s’il devient ensuite premier ministre, Maxime Bernier passera en revue les 5 milliards de dollars que consacre chaque année Ottawa à l’aide internationale. Les victimes de catastrophes naturelles et de conflits majeurs auront encore droit à l’aide du Canada, mais Maxime Bernier estime que les fonds versés pour financer la formation professionnelle, les technologies agricoles ou la construction d’infrastructures n’ont pas leur place.

« Nous éliminerons cette aide au développement, qui n’a aucune justification sur le plan économique ou moral », a-t-il fait valoir mercredi, en promettant plutôt de « réduire le fardeau fiscal ou aider les Canadiens dans le besoin, ici au Canada ».

La politique étrangère de ce candidat libertarien sera « axée sur la libéralisation du commerce avec autant de pays que possible ».

Quant aux efforts militaires du Canada, Maxime Bernier poursuivrait la lutte contre le terrorisme. Mais il n’engagerait les Casques bleus canadiens dans un conflit étranger « que lorsque nous avons un intérêt stratégique clair et lorsque la sécurité des Canadiens est directement en jeu ». Les conservateurs accusent les libéraux de Justin Trudeau de s’apprêter à déployer des soldats canadiens en mission de paix simplement pour promouvoir leurs chances de décrocher un siège au Conseil de sécurité de l’ONU dans trois ans.

Maxime Bernier a fait siennes les critiques du gouvernement Harper à l’endroit des Nations unies, notamment en raison des reproches formulés par l’organisation internationale à l’endroit d’Israël. L’ONU n’est rien de moins qu’une « organisation dysfonctionnelle qui, depuis des années, consacre une part disproportionnée de ses activités à condamner Israël, comme si ce pays était la source de la plupart des conflits dans le monde », a-t-il déploré par voix de communiqué.