Chefferie du PCC: Kevin O’Leary confirme sa candidature

Le candidat Kevin O’Leary
Photo: Jonathan Hayward La Presse canadienne Le candidat Kevin O’Leary

Le suspense aura finalement assez duré pour Kevin O’Leary, qui a confirmé ce mercredi matin qu’il sera candidat à la chefferie conservatrice.

L’homme d’affaires torontois dit avoir cherché tant que bien que mal un candidat à appuyer parmi les 13 déjà en lice pour succéder à Stephen Harper. Mais en vain. « Il est devenu clair que je suis le seul qui peut défaire Trudeau », a-t-il fait valoir dans un communiqué de presse diffusé au même moment qu’une vidéo sur sa page Facebook annonçant sa candidature officielle.

 
 

L’ex-dragon, connu pour son franc-parler, a fait valoir que « les Canadiens veulent un premier ministre qui n’est pas un politicien de carrière : un premier ministre qui va se battre pour eux et qui n’a pas peur de dire les choses telles qu’elles sont. Ils veulent aussi un premier ministre inclusif qui ne s’abaisse pas à une politique de division ».

Kevin O’Leary semble vouloir miser sur sa carrière d’entrepreneur pour convaincre les militants conservateurs de lui faire confiance. « Je suis un homme d’affaires canadien prospère qui possède une vaste expérience internationale », argue-t-il dans son communiqué de presse, en promettant de créer des emplois et d’aider les entreprises canadiennes. Il y dénonce les déficits du gouvernement Trudeau et la « dette perpétuelle » qu’ils entraîneront, une « malédiction ». Kevin O’Leary s’estime en outre le mieux placé pour répondre à un autre homme d’affaires, Donald Trump, qui prendra vendredi officiellement les rênes de l’administration américaine.

Esquiver le français

Kevin O’Leary saute donc dans l’arène au lendemain du seul débat francophone de la course à la chefferie du Parti conservateur. Né à Montréal, il ne parle pas français. Et il a maintes fois fait valoir qu’il n’aurait pas à l’apprendre, car selon lui les Québécois souhaitent avant tout, comme les Canadiens, parler d’économie. Et ce, peu importe dans quelle langue.

Reste que sa stratégie a fait railler plusieurs conservateurs, en marge du débat francophone à Québec mardi soir. « Insultant » et « méprisant », ont déploré militants et parlementaires conservateurs, en apprenant que Kevin O’Leary confirmerait qu’il tenterait de devenir chef au lendemain du débat dans la langue de Molière.

Les aspirants-chefs conservateurs ont jusqu’au 24 février pour officialiser leur candidature, en déboursant 100 000 $ et en récoltant 300 signatures dans 30 circonscriptions réparties dans sept provinces. Les conservateurs éliront leur prochain chef le 27 mai.

3 commentaires
  • Colette Pagé - Inscrite 18 janvier 2017 10 h 51

    Trump/O'Leary le même combat !

    Ce millionnaire qui propose de vendre à l'enchère au plus offrant les postes de sénateurs ainsi que de lever la limitation des contributions aux caisses électorales c'est manifestement trompé de pays.

    Unilingue peu courageux qui contrairement aux 7 autres candidats unilingues ou presque s'est défilé en ne participant au premier débat en français démontre par ses propos un manque de respect pour les électeurs conservateurs francophones.

    • Colette Pagé - Inscrite 18 janvier 2017 12 h 24

      J'ajoute que selon les dernières informations le candidat passe le plus clair de son temps aux États-Unis en plus d'avoir une réputation d'hommes d'affaires surfaites et comme Trump de répéter des mensonges sur l'économie canadienne.

  • Gilles Provost - Abonné 18 janvier 2017 12 h 16

    Il y a des francohones au Québec?

    M. O'Leary est né à Montréal en 1954 et il a fréquenté des écoles montréalaises. Il était adolescent au moment des batailles linquistiques (McGill français et St-Léonard) qui ont mené à la proclammation du français comme langue officielle du Québec. Il a ensuite étudié pendant deux ans au Collège militaire de Saint-Jean, dans une ville où toute la vie se déroulait en français.
    Et pourtant, il est incapable de tenir une conversation en français.
    Qu'est-ce que cela nous dit sur cet homme ?