Le sénateur Dagenais plaide pour un chef québécois

Le sénateur conservateur Jean-Guy Dagenais
Photo: Marketwire / Sécurité publique Canada Le sénateur conservateur Jean-Guy Dagenais

Le sénateur conservateur Jean-Guy Dagenais invite ses collègues québécois du caucus à « se brancher rapidement » dans la course au leadership. Au nom de l’alternance entre l’Ouest et l’Est, il estime que le temps est venu que le Parti conservateur se donne un chef du Québec, en l’occurrence Steven Blaney. Il met surtout en garde contre la tentation d’appuyer Andrew Scheer, dont les positions anti-avortement pourraient hanter la formation.

« Le temps est propice pour que le leadership du Parti conservateur revienne dans l’est du pays, écrit le sénateur Dagenais dans une lettre envoyée au Devoir. Le mode de l’alternance doit continuer. » L’ancien policier estime que le député Blaney constitue « une valeur sûre » pour le parti, notamment parce qu’il est parfaitement bilingue et possède une solide expérience de ministre.

En français

Cette sortie survient à la veille du premier débat entièrement en français qu’organise le Parti conservateur et qui fera se confronter les 13 candidats restants dans la course. Elle survient surtout quelques jours après que quatre députés québécois — Sylvie Boucher, Alain Rayes, Pierre Paul-Hus et Luc Berthold — se furent rangés derrière le Saskatchewanais et ex-président de la Chambre des communes Andrew Scheer. Le sénateur Dagenais estime qu’il s’agit là d’un « premier faux pas ».

« Les conservateurs ne peuvent espérer reprendre le pouvoir aux prochaines élections fédérales sans une forte députation provenant du Québec. […] Il faut donc éviter les divisions qui risquent de nous condamner aux banquettes de l’opposition pour longtemps. » À son avis, c’est l’effet qu’aurait M. Scheer qui « traîne avec lui des positions sur l’avortement et le mariage gai qui ne correspondent pas à nos valeurs ». Ces positions, continue le sénateur, deviendront « source de distraction » en campagne électorale. M. Scheer est pro-vie et a reçu l’appui d’une majorité du caucus pro-vie du parti. Il a dit que, en tant que chef, il ne soulèverait pas lui-même cet enjeu, mais n’empêcherait pas ses députés de le faire.

Jusqu’à présent, seul le député Jacques Gourde a pris position en faveur de Maxime Bernier au Québec. Quatre collègues de la province n’ont toujours pas affiché publiquement leurs préférences.

 

Qui sont les candidats et les potentiels aspirants-chefs ?