Chefferie conservatrice: Steven Blaney réduirait les seuils d’immigration

Steven Blaney est l’un des 13 candidats en lice pour succéder à Stephen Harper à la tête du Parti conservateur du Canada.
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne Steven Blaney est l’un des 13 candidats en lice pour succéder à Stephen Harper à la tête du Parti conservateur du Canada.

Le candidat à la direction du Parti conservateur Steven Blaney réduirait le nombre d’immigrants et de réfugiés qui sont actuellement accueillis chaque année au Canada, afin d’assurer leur bonne intégration.

Le député de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis accuse le gouvernement libéral de Justin Trudeau de faire preuve d’improvisation dans ses politiques d’immigration. Il estime qu’Ottawa ne tient pas compte de la capacité réelle des provinces et des municipalités à intégrer adéquatement les nouveaux arrivants.

S’il était premier ministre, M. Blaney annulerait donc les hausses annoncées l’an dernier par le gouvernement Trudeau quant au nombre de réfugiés et d’immigrants accueillis au Canada.

L’ex-ministre de la Sécurité publique a dévoilé sa position sur l’immigration mercredi matin, en conférence de presse à Montréal.

Meilleure intégration des immigrants

Le député de la circonscription au sud de Québec estime qu’en acceptant moins de nouveaux arrivants, le Canada pourrait renforcer tout le processus d’enquête de sécurité et s’assurer de la bonne intégration des immigrants et des réfugiés qui sont accueillis. Une intégration réussie passe, selon lui, par l’emploi, la langue et l’adhésion aux « valeurs canadiennes ».

M. Blaney estime que ce sont les réfugiés « qui font les frais présentement » de la décision du gouvernement libéral de hausser les seuils.

« Il y a beaucoup de réfugiés qui ont des problèmes d’intégration, notamment sur le plan des ressources financières, insuffisantes au niveau des provinces, a-t-il soutenu. Ce sont des rêves brisés pour ces gens qui viennent ici, et ce n’est pas la promesse qu’on leur fait lorsqu’on accueille des immigrants ou des réfugiés. »

L’intégration des nouveaux arrivants passe, selon M. Blaney, par « un emploi qui répond à leur profil de compétence, la capacité de leur offrir la possibilité de s’exprimer dans l’une des deux langues officielles » et leur capacité à s’adapter à leur nouveau pays. « C’est la raison pour laquelle on doit mettre les ressources en place pour s’assurer qu’ils comprennent bien le pays dans lequel ils arrivent, où on a déjà une manière de vivre. »

M. Blaney est l’un des 13 candidats en lice pour succéder à Stephen Harper à la tête du Parti conservateur du Canada. Le prochain chef sera élu le 27 mai.

 

Qui sont les candidats et les potentiels aspirants-chefs ?

 

1 commentaire
  • Patrick Daganaud - Abonné 5 janvier 2017 03 h 26

    Steven Blaney, le réducteur

    Je serais surpris que ce soit la seule chose qu'il réduise...