Les candidats à la chefferie

Les candidats à la succession de Stephen Harper lors du débat du 6 décembre dernier, à Moncton, au Nouveau-Brunswick
Photo: Andrew Vaughan La Presse canadienne Les candidats à la succession de Stephen Harper lors du débat du 6 décembre dernier, à Moncton, au Nouveau-Brunswick

Chris Alexander, ex-député ontarien

Appuis : Pas d’appuis officiels annoncés, mais sa campagne s’attend à en avoir en début d’année.

Politiques : Il n’a pas dévoilé de plateforme pour l’instant, outre un plan pour mettre fin au génocide en Syrie. Il a critiqué les « élites » et les médias. Il souhaite la construction de « tous les oléoducs possible ». Il s’est dit ouvert à moderniser l’ALENA en y invitant la Grande-Bretagne si le Brexit va de l’avant.

Maxime Bernier, député de Beauce et ex-ministre

Appuis : Cinq députés — dont l’ex-candidat Tony Clement et Jacques Gourde.

Trois sénateurs. Cinq anciens députés.

Politiques : Candidat libertarien, il propose d’annuler la gestion de l’offre, de privatiser Postes Canada, de retirer au CRTC son rôle de régulateur des télécommunications. Les transferts en santé seraient éliminés, pour transférer plutôt aux provinces les points d’impôt équivalents. La publicité serait interdite à Radio-Canada, qui recevrait moins de subventions fédérales.

Steven Blaney, député de Bellechasse–Les Etchemins–Lévis

Appuis : Le sénateur Jean-Guy Dagenais.

Politiques : Steven Blaney veut interdire le visage couvert au serment de citoyenneté et au vote, de même qu’au sein de la fonction publique fédérale. Il utiliserait la clause dérogatoire si nécessaire. Il veut également modifier le serment et le test de citoyenneté pour s’assurer que les demandeurs connaissent les droits canadiens, et établir une Commission royale d’enquête sur l’identité canadienne. Il utiliserait en outre la clause dérogatoire pour mettre fin au temps de détention qui compte pour double en attente de procès et sentence. Il investirait dans l’énergie nucléaire.

Michael Chong, député et ex-ministre ontarien

Appuis : Deux députés — dont l’ex-ministre Peter Kent.

Deux anciens députés.

Politiques : Candidat progressiste de la course, il conserverait une taxe sur le carbone, mais s’en servirait pour réduire les impôts fédéraux. Il propose une réforme démocratique : rendre l’adhésion au PCC gratuite, éliminer le droit de veto des chefs de parti sur les candidats aux élections, ordonner le retour du Parlement deux semaines après un scrutin et soumettre le nouveau gouvernement à un vote de confiance immédiat. Il reconnaîtrait un gouvernement de coalition.

Kellie Leitch, députée ontarienne et ex-ministre

Appuis : Trois députés — dont l’ex-ministre Peter Van Loan.

Un ancien sénateur.

Politiques : Kellie Leitch a fait parler d’elle en début de course en proposant de filtrer les nouveaux immigrants et réfugiés pour détecter chez eux des « valeurs anticanadiennes ». Elle critique sans relâche les commentaires « des élites et des médias » à son sujet. Elle promet de légaliser le poivre de Cayenne et le gaz lacrymogène comme outil d’autodéfense, afin d’aider les femmes à se protéger. Elle permettrait la tenue d’un référendum réclamé par au moins 3 % des électeurs inscrits.

Pierre Lemieux, ex-député ontarien

Appuis : Sa campagne n’a pas encore d’appuis à confirmer.

Politiques : Un des candidats pro-vie, il interdirait les avortements sexo-sélectifs, mais permettrait un vote libre de ses députés sur cette question de conscience. Il s’est lancé dans la course le 11 décembre et n’a pas encore annoncé d’autres positions politiques.

Erin O’Toole, député et ex-ministre ontarien

Appuis : Quinze députés.

Six anciens députés.

Politiques : Il veut protéger la gestion de l’offre et « protéger l’héritage conservateur sur les armes à feu » en annulant de nouvelles restrictions au transport d’armes. Ministre des Anciens Combattants dans l’ancien gouvernement, il promet d’assurer la sécurité financière des soldats blessés et de leur offrir davantage de soutien pour leur transition professionnelle en réduisant notamment le nombre d’obstacles auxquels ils se heurtent.

Deepak Obhrai, député albertain

Appuis : Sa campagne n’a pas fourni de liste au Devoir.

Politiques : Il a vivement défendu le multiculturalisme et l’accueil d’immigrants — comme sa propre famille — au pays. Son slogan s’en prend à l’une de ses rivales : « Stoppez Kellie Leitch. Joignez l’équipe Obhrai. » Il propose d’augmenter le supplément de revenu garanti du même pourcentage que la hausse des salaires des députés (2 %, plutôt que la hausse de 1,5 % du SRG). Il laisserait le soin à un groupe de travail indépendant de se pencher sur le financement de CBC/Radio-Canada.

Rick Peterson, homme d’affaires de Vancouver

Appuis : Se qualifiant lui-même d’« outsider », il n’a pas encore d’appuis.

Politiques : Il éliminerait carrément les impôts réclamés aux entreprises. Il promet d’organiser une campagne de financement pour récolter deux millions de dollars, qui seraient distribués au sein des 338 associations de circonscriptions conservatrices du pays (qui recevraient chacune 5000 $) et les associations de campus. Il a sommé ses rivaux dans la course de rembourser le pourcentage de leur salaire touché lors des jours où ils ont raté des votes aux Communes (pour un total de 216 500 $ parmi neuf candidats élus).

Lisa Raitt, députée et ex-ministre ontarienne

Appuis : Quatre députés.

Une sénatrice, la Québécoise Judith Seidman.

Six anciens députés.

Politiques : Comme tous ses collègues — outre Michael Chong —, elle s’oppose à la taxe sur le carbone des libéraux. Elle martèle que sa priorité sera la création d’emplois. Elle s’est inquiétée de voir le gouvernement canadien se dire ouvert à renégocier l’ALENA, au lendemain de l’élection de Donald Trump à la présidence américaine.

Andrew Saxton, ex-député de Colombie- Britannique

Appuis : Un ancien député — l’ex-ministre John Duncan.

Un ancien sénateur — Noël Kinsella.

Politiques : Andrew Saxton dit défendre les « idées conservatrices traditionnelles » : un budget équilibré et des baisses d’impôt. Il réengagerait le Canada dans la lutte contre le groupe armé État islamique au sein de la coalition internationale qui cherche à détruire le groupe EI.

Andrew Scheer, député de Saskatchewan

Appuis : Dix-neuf députés — dont les ex-ministres Gerry Ritz et Peter Penashue.

Six sénateurs — dont Don Plett (ancien président du PCC).

Cinq anciens députés.

Vingt et un députés provinciaux de la Saskatchewan.

Politiques : Lui-même pro-vie et ayant reçu l’appui de la majorité du caucus pro-vie conservateur, Andrew Scheer n’empêchera pas ses députés de soulever la question de l’avortement, mais il promet de ne pas rouvrir ce débat lui-même. Il s’oppose aux centres d’injection supervisée et estime que les communautés devraient avoir un droit de veto pour s’opposer à leur ouverture. Il est pour le libre marché et un durcissement de la justice criminelle.

Brad Trost, député de Saskatchewan

Appuis : Sa campagne n’a pas fourni de liste au Devoir.

Politiques : Lui aussi pro-vie, Brad Trost est contre l’avortement et le mariage gai. Il estime cependant que le mariage de conjoints de même sexe est une affaire classée par la Cour suprême. Quant à l’avortement, il affirme qu’il ne rouvrirait pas le débat, mais s’opposerait aux avortements sexo-sélectifs et criminaliserait le fait de causer la mort d’un enfant à naître (ce qui est vu comme une façon détournée de donner une entité juridique au foetus).

 

Qui sont les candidats et les potentiels aspirants-chefs ?
1 commentaire
  • Pierre Langlois - Inscrit 2 janvier 2017 13 h 29

    Jean Charest

    Et Jean Charest??? Sa candidature pour le poste de chef du PCC semblait imminente à une certaine époque alors que des membres influents du cabinet McCarthy Tétrault s'y activaient. Une course à la chefferie qu'il remporterait sans coup férir compte tenu de la division du vote conservateur.