Climat : le Canada sera avantagé à long terme, selon Trudeau

<p>Jutsin Trudeau était en visite pour la première fois Calgary depuis que son gouvernement a approuvé les deux projets d’oléoducs. </p>
Photo: Jeff McIntosh La Presse canadienne

Jutsin Trudeau était en visite pour la première fois Calgary depuis que son gouvernement a approuvé les deux projets d’oléoducs. 

Calgary — Le Canada pourrait profiter d’un éventuel relâchement des efforts américains dans la lutte contre les changements climatiques sous l’administration de Donald Trump, a estimé mercredi le premier ministre Justin Trudeau.

Lors d’un discours prononcé devant des gens d’affaires à Calgary, M. Trudeau s’est fait demander s’il était engagé à mettre en place son plan sur le climat même si cela rendait le pays moins concurrentiel avec les États-Unis.

Le premier ministre a répondu que le changement climatique était un fait et que tout le monde allait s’engager dans cette lutte.

Même si ignorer cet enjeu générerait des bénéfices à court terme, a-t-il expliqué, la poursuite des efforts du Canada rendra le pays plus attrayant aux yeux des investisseurs qui voient à long terme.

M. Trudeau a aussi défendu la décision de son gouvernement qui a récemment approuvé deux projets importants d’oléoducs : l’élargissement de l’oléoduc Trans Mountain et le remplacement de la vieillissante canalisation 3 d’Enbridge (TSX : ENB).

Le premier ministre s’est dit persuadé que ces projets seraient construits malgré la forte opposition.

M. Trudeau était en visite pour la première fois Calgary depuis que son gouvernement a approuvé les deux projets d’oléoducs. Un troisième a été rejeté.

L’élargissement de l’oléoduc Trans Mountain, de Kinder Morgan, triplerait la capacité de l’oléoduc existant qui s’étend d’Edmonton à Burnaby, en Colombie-Britannique.

Le gouvernement Trudeau a aussi donné son accord au remplacement de la canalisation 3 d’Enbridge, qui relie l’Alberta au Wisconsin. Il a cependant rejeté le projet d’oléoduc proposé par Northern Gateway, qui aurait acheminé du pétrole de l’Alberta vers le nord-ouest de la Colombie-Britannique.

Le premier ministre avait fait une escale à Vancouver, mardi. Il y a annoncé que deux bateaux-remorqueurs d’urgence patrouilleraient la côte Ouest afin d’épauler la garde côtière lorsqu’elle doit secourir des bateaux commerciaux en détresse, qui représentent une menace pour la navigation et l’environnement marin.

M. Trudeau devait également s’entretenir, mercredi, avec le maire de Calgary, Naheed Nenshi, et visiter l’École de l’énergie MacPhail à l’école polytechnique de l’Institut de technologie du sud de l’Alberta.

7 commentaires
  • Cyril Dionne - Abonné 21 décembre 2016 17 h 50

    Petite précision à notre ancien enseignant d'art dramatique; le réchauffement climatique affecte toute la planète entière. La pollution ne comprend pas les frontières géopolitiques. Pour l'économie, c'est ce que tu peux faire aujourd'hui, pas demain. Il n'y aura presque plus d'économie ici dans quelques années parce les industries ne seront plus compétitives. Il faut vivre dans la réalité pour comprendre et non pas être né avec une cuillère d'argent dans la bouche, cher petit prince.

  • François Dugal - Inscrit 21 décembre 2016 21 h 56

    Enrichissons notre vocabulaire

    Miracle :
    Fait étonnant, extraordinaire, qui défie l'entendement et la logique.

  • Robert Aird - Abonné 22 décembre 2016 08 h 47

    Entre le discours et la réalité

    Trudeau fait penser à tous ces leaders de la gauche libérale au pouvoir qui tiennent de beaux discours progressistes et font exactement le contraire dans la pratique. Clinton, Blair, Obama, Trudeau, même compromission avec le grand capital qui les fait parler avec les deux côtés de la bouche en même temps et aliment du coup le cynisme des citoyens.

  • Yves Côté - Abonné 22 décembre 2016 08 h 51

    Quand on ne sait que...

    Quand on ne sait que ramener toutes les choses à sa propre personne, on ne fait certainement pas autrement que de rapetisser sa réflexion à nos propres intérêts étroits, même quand il s'agit de l'avenir de l'humanité toute entière...
    Et les Canadiens sont fiers de ce Premier ministre-là ?
    M'est avis que Lester B. Pearson lui-même doit se retourner dans sa tombe de ce que sont devenus les Libéraux...
    Pauvre Canada !

  • Raymond Lutz - Inscrit 22 décembre 2016 09 h 22

    Oui, les pays du Nord en baveront moins

    de par leurs réserves d'eau douce et leur latitude élevée (il ne fera pas 50C à l'ombre). Et nous seront également protégés de l'érosion des berges, de l'effondrement de la biodiversité, des invasions d'insectes nuisibles du sud, du bouleversement des patterns météorologiques, des flux migratoires illégaux (humains), des pertes de rendement des terres agricoles, de l’affaissement du commerce international. Tout cela ne nous atteindra pas grâce à la pensée magique de nos gouvernements aveugles (ou corrompus).