Graham Fraser n’a toujours pas de successeur

Nommé en 2006 pour un mandat de sept ans, Graham Fraser avait déjà vu son mandat renouvelé pour trois ans par le gouvernement Harper.
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Nommé en 2006 pour un mandat de sept ans, Graham Fraser avait déjà vu son mandat renouvelé pour trois ans par le gouvernement Harper.

Graham Fraser a quitté le Commissariat aux langues officielles du Canada qu’il a dirigé pendant plus de dix ans, vendredi, mais les libéraux de Justin Trudeau ne lui ont toujours pas trouvé de successeur.

Après avoir accepté de prolonger son mandat de quelques mois à la demande du gouvernement libéral, M. Fraser avait indiqué vouloir passer à autre chose à la fin de l’année 2016.

Commissaire par intérim

Dans l’attente de la nomination de son successeur, Ottawa a désigné la commissaire adjointe aux langues officielles, Ghislaine Saikaley, au poste de commissaire par intérim, vendredi, et ce, pour un mandat de six mois. Il s’agit de la durée maximale d’un tel intérim en vertu de la Loi sur les langues officielles.

Les commissaires à l’éthique, Mary Dawson, et au lobbying, Karen Shepherd, ont vu quant à elles leur mandat prolongé de six mois.

Fonctionnaire de carrière, notamment dans le milieu correctionnel, Mme Saikaley est commissaire adjointe depuis près de neuf ans. Elle a précédemment été directrice générale à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié.

Selon la tradition, qui prévoit une alternance entre des individus francophones et anglophones à la tête du CLO, le prochain titulaire de la fonction devrait être une personne ayant le français comme langue maternelle ou première langue officielle parlée.

Un mandat de 10 ans

Nommé à l’origine pour un mandat de sept ans, en 2006, M. Fraser avait déjà vu son mandat renouvelé pour trois ans par le gouvernement Harper.

Le commissaire aux langues officielles a pour mandat de prendre « toutes les mesures nécessaires » à la réalisation des trois grands objectifs de la Loi sur les langues officielles, soit : l’égalité du français et de l’anglais au sein du Parlement, du gouvernement du Canada, de l’administration fédérale et des institutions assujetties à la Loi sur les langues officielles ; le maintien et l’épanouissement des communautés de langue officielle en situation minoritaire au Canada ; l’égalité du français et de l’anglais dans la société canadienne.