Le maire de Toronto songe à un péage

Selon des analystes, il s’agirait des premiers tarifs canadiens touchant des voies rapides qui traversent le coeur d’une ville majeure.
Photo: Getty Images Selon des analystes, il s’agirait des premiers tarifs canadiens touchant des voies rapides qui traversent le coeur d’une ville majeure.

Le maire de Toronto, John Tory, a annoncé jeudi son plan d’imposer un péage aux automobilistes empruntant deux autoroutes majeures qui relient le centre-ville de la métropole à sa banlieue.

Ces tarifs concerneraient la Promenade de la Vallée-du-Don (DVP) et la voie rapide Gardiner. Les droits de péage récoltés financeraient l’expansion du réseau de transport en commun de même que l’entretien des routes, tout en remédiant à la congestion automobile, a fait valoir le maire Tory.

Selon des analystes, il s’agirait des premiers tarifs canadiens touchant des voies rapides qui traversent le coeur d’une ville majeure.

Le directeur de l’Institut de recherche en transport de l’Université de Toronto, Eric Miller, estime que Vancouver et Montréal pourraient emboîter le pas. Il souligne que Londres et Stockholm imposent pour leur part des péages sur toutes les routes menant à leur centre-ville.

Un spécialiste du financement en matière de transports, Robin Lindsey, renchérit qu’une telle mesure peut inciter les citoyens à emprunter le transport en commun et ainsi réduire les embouteillages, de même que la pollution générée par le trafic discontinu.

Lors de son annonce de jeudi, le maire torontois a suggéré un tarif de 2 $, qui permettrait à la ville d’amasser plus de 200 millions annuellement.

Réinvestissement

Sa proposition prévoit aussi la mise sur pied d’un fonds réservé à l’amélioration du transport en commun et à la réfection du réseau routier. Ce fonds serait supervisé par un organisme indépendant et ferait l’objet d’une vérification annuelle.

Ce projet doit être soumis au conseil municipal, puis au gouvernement provincial avant son éventuelle mise en branle, qui pourrait se concrétiser vers 2019.

1 commentaire
  • Bernard Terreault - Abonné 25 novembre 2016 12 h 50

    Différent ici

    À moins que je m'abuse, les autoroutes qui traversent Montréal ou y mènent relèvent du gouvernement québécois et non des municipalités. Ce serait donc Québec qui pourrait agir, comme il l'a déjà fait pour des bouts de la 30 et de la 25. Et en plus il y a deux ponts fédéraux (Jacques-cartier, Champlain) et au moins deux ponts appartenant à des compagnies de chemins de fer (Victoria, Mercier).