Trudeau nomme un conseiller spécial pour les LGBTQ2

Le député libéral Randy Boissonnault
Photo: Adrian Wyld La Presse canadienne Le député libéral Randy Boissonnault

Ottawa aura maintenant son interlocuteur unique lorsque viendra le temps de discuter des discriminations historiques ayant accablé les personnes homosexuelles. Randy Boissonnault a été nommé mardi le conseiller de Justin Trudeau sur les questions touchant la communauté LGBTQ2. Il devra notamment étudier les moyens d’effacer le dossier criminel de ceux dont le seul crime a été d’entretenir des amours autres qu’hétérosexuelles et élaborer des excuses pour ceux pour qui cela a conduit au congédiement.

L’échéancier pour un tel pardon n’est pas encore connu, toutefois. « Les pardons ne sont pas automatiques parce qu’il y a un processus à suivre, a expliqué M. Boissonnault en point de presse. Mais je vais travailler avec les communautés LGBTQ et les différents ministères pour qu’on fasse les choses correctement. »

Cette annonce a coïncidé avec le dépôt d’un projet de loi abrogeant l’article 159 du Code criminel érigeant en crime le fait d’avoir des relations sexuelles anales avant l’âge de 18 ans ou en présence de plus d’une autre personne.

Le gouvernement considère comme discriminatoire cet article de loi. Il a été déclaré inconstitutionnel par plusieurs tribunaux d’appel provinciaux, mais continue d’être utilisé. Selon le ministère de la Justice, l’article a été utilisé 69 fois en 2014-2015, bien que cela n’ait conduit à aucune condamnation. L’année précédente, il y a eu 98 cas, dont neuf au Québec. Sept de ces accusations se sont soldées par des déclarations de culpabilité, dont trois au Québec.

Martine Roy, qui oeuvre pour le groupe Fierté au travail Canada, se dit « très contente » de cette annonce. Mme Roy a été congédiée des Forces armées canadiennes en 1985 après avoir admis entretenir une relation lesbienne. Elle pilote une des deux actions collectives contre Ottawa pour obtenir réparation au nom de quelque 10 000 personnes. Elle espère que les excuses viendront en 2017. « Ça m’a pris 15 ans pour me replacer dans la vie », dit-elle pour illustrer à quel point ce genre de congédiement a pu être bouleversant.


 
2 commentaires
  • Denis Paquette - Abonné 16 novembre 2016 06 h 28

    longue vie et surtout bonne santée

    Ho! ce cher Justin n'y va pas avec le dos de la cuillere esperons juste que les vautours ne le dévorent pas, bizarre qu"il soit apparu a ce moment-ci , le monde n'a jamais été aussi bouleversé

  • Maxime Parisotto - Inscrit 16 novembre 2016 07 h 23

    LGBTQ2...

    j'ai pas de commentaires...