Maxime Bernier assume son «Mad Max»

L'équipe Bernier a mis en ligne, lundi soir, une image manipulée plaçant le visage de son candidat sur celui de Mel Gibson, la vedette du célèbre film d’anticipation australien <em>Mad Max</em>.
Photo: Source Équipe Maxime Bernier L'équipe Bernier a mis en ligne, lundi soir, une image manipulée plaçant le visage de son candidat sur celui de Mel Gibson, la vedette du célèbre film d’anticipation australien Mad Max.

C’était une blague faite à demi-mot dans les corridors du Parlement pour se moquer un peu du député Beauceron. Mais le principal intéressé, loin de s’en offusquer, l’assume totalement. Maxime Bernier a revêtu les atours de «Mad Max» le temps d’une entrée Twitter pour mousser sa candidature à la chefferie conservatrice. Et voilà qu’il s’attire les critiques d’un adversaire.

Lundi soir, l’équipe Bernier a mis en ligne une image manipulée plaçant le visage de son candidat sur celui de Mel Gibson, la vedette du célèbre film d’anticipation australien Mad Max. « Certaines personnes aiment m’appeler Mad Max, comme dans le film. Ils peuvent penser que c’est une insulte. Mais laissez-moi vous dire quelque chose : c’est vrai, je suis furieux », est-il écrit sous l’image.

Nick Kouvalis, le responsable de campagne de sa rivale Kellie Leitch, a immédiatement multiplié les railleries sur le réseau social, utilisant le mot-clic « folie ». M. Bernier ne s’en offusque pas. « Je ne prendrai même pas le temps de commenter », a-t-il lancé. Il dit préférer émettre des idées et espérer que ses adversaires feront de même. Un autre candidat dans la course, Tony Clement, appelle les adversaires à un peu de retenue. « C’est une course de sept mois. Si on commence comme ça, ce ne sera pas bon… On doit finir unis. Je ne pense pas que c’est approprié. »

Nick Kouvalis est un stratège politique connu pour ses méthodes abrasives. Il a contribué à l’élection de feu Rob Ford à la mairie torontoise. Au printemps, il avait démissionné de son poste de directeur de campagne de Mme Leitch après avoir plaidé coupable à des accusations de conduite avec facultés affaiblies. Il est néanmoins de retour dans l’équipe.

4 commentaires
  • Yves Rousseau - Abonné 4 octobre 2016 18 h 42

    Et le droit d'auteur?

    J'espère que les ayant-droit sur l'utilisation de l'image «Mad Max» vont réagir promptement.

    Beaucoup de politiciens veulent détourner les icones culturelles à leur profit.

    Parlez-en à Bruce Springsteen et plein d'artistes qui ont refusé que leurs oeuvres servent à des fins politiques qu'ils n'approuvent pas.

  • Maxime Parisotto - Inscrit 4 octobre 2016 19 h 04

    Le ridicule ne tue pas, la preuve il est encore en vie.

    Vous voulez que ce type là devienne 1er ministre un jour???

  • François Dugal - Inscrit 4 octobre 2016 21 h 57

    Toujours vivant

    Le ridicule ne tue pas, surtout à Ottawa.
    Lâché-pas mon grand!

  • Gilles Teasdale - Inscrit 6 octobre 2016 06 h 00

    Se faire bernier...

    Mais quel insignifiant. Ce bonhomme-là a déjà été conseiller de Bernard Landry. Est-ce qu'il s'en cache d'autres comme ça au PQ? C'est pas rassurant.