Le mandat de Graham Fraser est prolongé

La prolongation du mandat de Graham Fraser n’est pas sans précédent, deux ex-commissaires ayant eux aussi été appelés à rester en poste quelques mois de plus.
Photo: Sean Kilpatrick La Presse canadienne La prolongation du mandat de Graham Fraser n’est pas sans précédent, deux ex-commissaires ayant eux aussi été appelés à rester en poste quelques mois de plus.

Le gouvernement libéral à Ottawa prolonge de quelques mois le mandat de Graham Fraser. L’actuel commissaire aux langues officielles, qui devait quitter son poste dans un mois jour pour jour, demeurera en selle au moins « jusqu’à Noël », confirme son bureau.

L’heure de la retraite n’a finalement pas sonné pour l’ex-journaliste, après dix années passées à la barre du Commissariat aux langues officielles (CLO). À un mois de l’échéance du 16 octobre, aucune offre d’emploi n’a été publiée pour lui trouver un successeur, et Ottawa n’a toujours pas dévoilé les modalités de la nomination de celui-ci, qui doit ensuite être entérinée par les Communes et le Sénat.

« Il est là jusqu’à environ Noël », à la suite d’« une discussion tenue entre le commissaire et le Bureau du Conseil privé », a indiqué au Devoir le porte-parole de M. Fraser, Nelson Kalil.

Le CLO souligne que cette prolongation du mandat de M. Fraser n’est pas sans précédent, les ex-commissaires Dyane Adam et Victor Goldbloom ayant eux aussi été appelé à rester en poste quelques mois de plus.

Candidat francophone

Selon la tradition, qui prévoit une alternance entre des individus francophones et anglophones à la tête du CLO, le prochain titulaire de la fonction devrait être une personne ayant le français comme langue maternelle ou première langue officielle parlée.

Nommé à l’origine pour un mandat de sept ans, en 2006, M. Fraser avait déjà vu son mandat renouvelé pour trois ans par le gouvernement Harper.

Le commissaire aux langues officielles a pour mandat de prendre « toutes les mesures nécessaires » à la réalisation des trois grands objectifs de la Loi sur les langues officielles, soit :

L’égalité du français et de l’anglais au sein du Parlement, du gouvernement du Canada, de l’administration fédérale et des institutions assujetties à la Loi sur les langues officielles ;

Le maintien et l’épanouissement des communautés de langue officielle en situation minoritaire au Canada ;

L’égalité du français et de l’anglais dans la société canadienne.