Mort par jeûne: Barrette montre du doigt la loi fédérale

Ottawa — Le ministre québécois de la Santé, Gaétan Barrette, se désole que la loi fédérale sur l’aide médicale à mourir pousse des patients atteints de maladies incurables à s’affamer jusqu’à ce que mort s’ensuive. C’est parce que le gouvernement fédéral « a choisi de faire une loi qui ne répondait pas entièrement à l’arrêt Carter » que l’on se retrouve dans cette situation, a-t-il tranché en entrevue avec La Presse canadienne mardi. Et tant que la loi, dans sa mouture actuelle, demeurera en place, les gens n’auront d’autre choix que d’avoir recours à cette option, selon lui. « Il va y en avoir d’autres. Et oui, c’est cruel et inhumain. Mais nul ne peut ignorer la loi », a laissé tomber M. Barrette. Le ministre a ainsi réagi à l’histoire de cette patiente de 70 ans, Hélène L., atteinte de sclérose en plaques, qui s’est laissée mourir de faim et de soif car sa mort n’était pas raisonnablement prévisible.

1 commentaire
  • Jana Havrankova - Abonnée 1 septembre 2016 10 h 39

    La loi comme une trahison

    Pour une loi qui était censée répondre aux besoins des personnes atteintes de maladies incurables, sans espoir de soulagement, qui désirent mourir plutôt que souffrir irrémédiablement, la loi fédérale est une trahison. Et une bêtise. Personne ne peut prévoir la date de la mort d'une personne atteinte d'une maladie neurodégénérative, la sclérose en plaques en étant une. La loi québécoise est plus adaptée à ce genre de situation. Malheureusement, la loi fédérale prévaut.