L’arme AR-15 demeurera à usage restreint

«L’arme à feu AR-15 est classifiée à autorisation restreinte en raison du lignage entre celle-ci et l’arme d’assaut de type militaire M-16», note le ministre Ralph Goodale.
Photo: Charles Krupa Associated Press «L’arme à feu AR-15 est classifiée à autorisation restreinte en raison du lignage entre celle-ci et l’arme d’assaut de type militaire M-16», note le ministre Ralph Goodale.

Le gouvernement Trudeau a officiellement dit non aux signataires d’une pétition qui réclamait la déclassification d’un fusil d’assaut semblable à celui qui a été utilisé dans la tuerie d’Orlando.

Les 25 249 Canadiens qui ont apposé leur nom sur cette pétition parrainée par le député conservateur Bob Zimmer souhaitaient que l’arme puisse être utilisée légalement pour la chasse.

Plaidant que l’AR-15 « est désignée arme à autorisation restreinte pour des raisons cosmétiques, non pas parce qu’elle est plus dangereuse que d’autres », ils demandaient au ministre de la Sécurité publique de la désigner à nouveau comme arme sans restriction.

La réponse officielle du ministre Ralph Goodale — qui avait déjà affiché ses couleurs — a été sans équivoque. « Le gouvernement n’a aucune intention d’utiliser l’article 117.15 du Code criminel pour changer la classification de l’arme à feu AR-15 », a-t-il tranché dans sa réponse déposée mercredi auprès du greffier par intérim de la Chambre. « L’arme à feu AR-15 est classifiée à autorisation restreinte en raison du lignage entre celle-ci et l’arme d’assaut de type militaire M-16 », a-t-il noté.

Changement promis

Le ministre Goodale a par ailleurs assuré que le gouvernement de Justin Trudeau était « résolu à remettre le pouvoir de décision quant à la classification des armes à la police et non aux politiciens ».

En campagne électorale, les libéraux ont promis d’annuler certaines dispositions du projet de loi C-42, adopté sous le précédent gouvernement conservateur, qui donnait au Conseil des ministres un mot à dire sur la classification des armes. Cela n’a pas encore été fait. Mais « dans l’intérim, le gouvernement a respecté l’engagement qui est dans la plateforme en n’intervenant pas dans les décisions de classification faites par la Gendarmerie royale du Canada », a expliqué dans un courriel Scott Bardsley, l’attaché de presse de M. Goodale.

2 commentaires
  • Bernard Terreault - Abonné 19 août 2016 08 h 02

    Tant mieux

    Un peu de bon sens. C'est quoi cet engouement pour des instruments à tuer?

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 20 août 2016 11 h 52

      On devrait plutôt nous donner la liste des noms, de ces plus de 25 000 signataires de cette déplorable pétition...Leur faire honte !

      D'un autre côté, les autorités savent maintenant les noms de ceux qui ont en leur possession une telle arme ou qui aimeraient en posséder une.