S’attaquer à la source des problèmes

La sous-ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Marie Lemay
Photo: Justin Tang La Presse canadienne La sous-ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, Marie Lemay

La plus haute fonctionnaire du ministère des Services publics et de l’Approvisionnement a révélé, jeudi, que le gouvernement fédéral tentait maintenant de remonter à la source des problèmes minant le nouveau système de paie automatisé Phénix afin que ce dernier puisse inspirer confiance aux dizaines de milliers de fonctionnaires ébranlés par ses ratés.

Le fédéral essaie notamment de traiter les cas d’employés n’ayant pas été payés depuis des mois, dont de nouvelles recrues et des étudiants, ainsi que ceux de femmes de retour au travail après un congé de maternité ou de personnes ayant reçu une promotion sans que cela se traduise par une augmentation de leur paie.

Des dossiers de ce genre continuent de faire surface, 274 fonctionnaires ayant récemment rapporté ne pas avoir été payés. Depuis la mi-juillet, 2646 cas d’employés en congé ou tout juste revenus au boulot ayant éprouvé des problèmes avec leur paie ont été signalés. De ce nombre, 1182 ont été réglés.

Marie Lemay, la sous-ministre des Services publics et de l’Approvisionnement, a déclaré qu’après des mois à s’échiner à remédier aux ratés de Phénix, les responsables s’attaquaient maintenant à la racine de ces maux ayant touché plus de 80 000 fonctionnaires.

Certains d’entre eux ayant été surpayés ou ayant reçu des avances ont découvert que l’argent versé en trop avait été entièrement récupéré sur leur paie subséquente, ne laissant presque rien dans leur compte bancaire.

Mme Lemay a indiqué que le gouvernement avait commencé à répartir le remboursement de ces montants sur plusieurs mois afin d’éviter qu’une somme importante soit retenue sur une seule paie et d’apaiser les inquiétudes des employés craignant que ces paiements n’aggravent davantage leur situation financière.

« Si les employés ne font pas confiance au système, c’est vraiment dommage, a-t-elle soutenu. J’espère qu’avec tous les efforts que nous faisons et avec tous les progrès que nous réalisons ils se sentiront mieux, seront plus à l’aise et auront l’impression qu’ils peuvent faire confiance au système. Mais je ne dis pas que nous avons réglé les problèmes. Nous avons encore beaucoup de travail à faire. »

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