Une cible de 5 % d’immigrants francophones à l’extérieur du Québec

Le ministre québécois des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne Jean-Marc Fournier
Photo: Clement Allard La Presse canadienne Le ministre québécois des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne Jean-Marc Fournier

Pour la première fois de l’histoire, les treize provinces et territoires ont entériné une cible d’immigration francophone à l’extérieur du Québec de 5 %, vendredi.

Réunis à Whitehorse dans le cadre du Conseil de la fédération, les chefs de gouvernements ont adopté à l’unanimité une résolution en ce sens, pressant Ottawa de les aider à atteindre cet objectif.

Près de 4 % des résidents des provinces canadiennes autres que le Québec ont le français comme langue maternelle. La cible de 5 % fixée vise à accroître cette proportion.

« Cette décision est majeure. Nos leaders ont […] pris la décision de donner un élan à la francophonie », a déclaré le ministre québécois des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne Jean-Marc Fournier.


Sommet sur l'immigration francophone 

Un sommet sur l’immigration francophone réunissant ministres provinciaux et fédéraux de l’immigration et des affaires francophones doit être tenu au printemps 2017, afin de « déterminer les moyens d’action à prendre » pour atteindre la cible de 5 %. Une rencontre préparatoire est également prévue en octobre 2016.

Cette cible d’immigration est une revendication de longue date des communautés francophones en milieu minoritaire. De nombreuses provinces, dont l’Ontario, ont établi leurs propres cibles, mais la plupart d’entre elles ne sont pas parvenues à atteindre leurs objectifs jusqu’à présent.

Sur Twitter, la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) a qualifié cette annonce d'« encourageant[e] ».
 

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