Pas d’accord en vue sur le libre-échange interprovincial

La première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, marchant aux côtés de son homologue du Québec, Philippe Couillard
Photo: Jonathan Hayward La Presse canadienne La première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, marchant aux côtés de son homologue du Québec, Philippe Couillard

L’objectif d’un accord de libre-échange interprovincial apparaissait toujours inatteignable, jeudi après-midi, alors que se concluait la première journée de discussions entre les premiers ministres des provinces et des territoires réunis à Whitehorse, au Yukon, dans le cadre de la rencontre semestrielle du Conseil de la fédération.

Un petit nombre d’enjeux complexes doivent toujours être discutés, a mentionné le premier ministre du Québec, Philippe Couillard. Il a toutefois dit avoir encore espoir que ces questions plus difficiles à résoudre soient réglées d’ici la fin de la rencontre, vendredi.

La circulation du vin et de la bière est un enjeu important pour le Québec, a-t-il ajouté.

M. Couillard a affirmé qu’un accord pourrait être conclu sans un consensus sur la circulation des boissons alcoolisées, mais a souligné que cela ne serait pas dans l’intérêt des producteurs et des consommateurs.

Il a indiqué que ce dossier était important pour les citoyens, qui se demandent pourquoi ils ne peuvent pas obtenir plus facilement des vins d’une autre province.

Les premiers ministres de l’Alberta et de la Saskatchewan, Rachel Notley et Brad Wall, se sont pour leur part entretenus en privé au sujet de la récente majoration du prix de la bière en Alberta. Aucun détail sur les résultats de ce tête-à-tête n’a cependant été divulgué.

M. Couillard a fait ces commentaires à la fin d’une journée remplie de discussions allant de la taxe sur le carbone à la légalisation de la marijuana, en passant par le financement des soins de santé.

Taxe sur le carbone

M. Wall a par ailleurs tenu à revenir sur les déclarations faites la veille par le premier ministre Justin Trudeau au sujet de la nécessité d’établir une taxe nationale sur le carbone. Brad Wall a trouvé étrange que M. Trudeau ait lancé cette idée avant même le dépôt du rapport d’un groupe de travail fédéral-provincial mis sur pied pour discuter justement des changements climatiques.

« S’il s’agit d’un processus légitime, pourquoi alors le premier ministre et sa ministre de l’Environnement semblent vouloir ignorer le travail du comité ? » s’est interrogé tout haut le premier ministre de la Saskatchewan.

« Avec le gouvernement antérieur, il n’était pas vraiment question de travailler en collaboration, alors nous étions rarement surpris. Honnêtement, je ne sais pas trop ce qui est préférable », a-t-il ajouté.

Le premier ministre fédéral ne participe pas aux réunions du Conseil de la fédération, une structure créée en 2003 sous l’impulsion du premier ministre québécois Jean Charest.

Plusieurs premiers ministres provinciaux veulent également que des initiatives soient prises rapidement concernant la légalisation du cannabis. Ils souhaitent ainsi éviter les disparités dans la façon d’appliquer les futures lois d’un bout à l’autre du pays.

« Il y a des préoccupations réelles », avait dit le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, avant que les discussions s’ouvrent. Son homologue de la Colombie-Britannique, Christy Clark, avait manifesté son inquiétude quant à la santé publique, la sécurité et la distribution.

Les transferts fédéraux en soins de santé ont par ailleurs occupé une grande partie des débats, les premiers ministres réclamant que le financement d’Ottawa dans ce domaine augmente pour qu’il puisse couvrir 25 % des coûts en santé.

1 commentaire
  • Yvon Bureau - Abonné 22 juillet 2016 07 h 47

    Un grand geste humanitaire demandé

    Qu'ensemble les premiers ministres demandent à la Cour suprême du Canada de dire si la Loi C-14 est constitutionnelle ou pas.

    Pour des raisons HUMANITAIRES. Simplement. Seulement.

    250 000 personnes canadiennes décèdent annuellement. Si 30 personnes sont touchées prochement par chaque décès, ... 7.5 millions de personnes vivront beaucoup mieux leur deuil, ayant vécu la fin de leurs proches respectés jusqu'à leur fin dans leurs valeurs, dans leur dignité et dans leur liberté de choix.
    .
    La population canadienne mérite une plus grande paix familiale centrée sur le respect de chaque personne en fin de vie. Elle mérite une plus grande sérénité. Maintenant.

    Nos professionnels de la Santé et nos établissements de soins méritent une plus grande paix clinique. Maintenant.

    Les personnes canadiennes ont besoin de savoir maintenant si la Loi fédérale sur l'aide médicale à mourir est constitutionnelle ou pas, s'il elle est Oui ou non trop restrictive vs le Jugement unanime de la CSC du 6 février 2015.

    Pour le savoir, il serait cruel, inhumain et très dispendieux de faire vivre le calvaire du chemin Cour supérieure-Cour d'appel-Cour suprême à des personnes en fin ou à la fin de leur vie.

    Compassion+++ demande et exige. Maintenant. Lors de votre rencontre.