Tony Clement se lance dans la course à la chefferie du PCC

Ottawa — L’ancien ministre conservateur Tony Clement a déclaré mardi qu’il se portait candidat à la direction du parti.

M. Clement avait tenté sa chance en 2004 lorsque l’Alliance canadienne avait fusionné avec le Parti progressiste-conservateur pour constituer l’actuel Parti conservateur, mais il avait terminé troisième dans une course remportée par Stephen Harper.

Déjà surnommé « ministre pour Twitter », M. Clement a adopté rapidement les réseaux sociaux et appelé fortement l’ancien gouvernement conservateur à suivre son exemple. Mardi, il diffusait en direct son discours d’inauguration de campagne sur Facebook.

L’homme âgé de 55 ans a fait valoir que sa fine connaissance des médias sociaux, de même que son parcours politique et personnel, faisaient de lui un leader représentant autant l’expérience que l’innovation.

M. Clement avait agi comme président du Conseil du Trésor, orchestrant un exercice de réduction des coûts ayant sabré des milliards de dollars dans les dépenses du gouvernement.

Mais il a aussi été accusé par ses détracteurs d’avoir utilisé les fonds publics pour ses propres ambitions politiques en obtenant des millions de dollars en financement des infrastructures pour sa circonscription de Muskoka en marge du sommet du G8 en 2010 en Ontario.

Alors que les conservateurs se réuniront en mai 2017 pour choisir leur nouveau chef, trois autres candidats ont plongé dans la course avant M. Clement, soit Kellie Leitch, Maxime Bernier et Michael Chong.