Justin Trudeau assiste à des exercices militaires en Ukraine

Le premier ministre Justin Trudeau a assisté mardi, avec son fils Xavier, à des exercices militaires terrestres menés par des soldats ukrainiens formés depuis l’été dernier par des Canadiens de la base de Valcartier.

Arrivé à Lviv, dans l’ouest de l’Ukraine, pour la dernière étape de son voyage de six jours en Europe de l’Est, M. Trudeau a rencontré quelques-uns des 200 militaires canadiens du Royal 22e Régiment déployés sur une base de la région de Lviv. Le Centre international de sécurité et de maintien de la paix de Yavoriv est situé à une cinquantaine de kilomètres de la frontière avec la Pologne.

Ce déploiement constitue une réponse à l’annexion par la Russie de la péninsule ukrainienne de la Crimée et à l’appui de Moscou aux rebelles prorusses de l’est de l’Ukraine. Le conflit a déjà fait 9500 morts, dont des civils, et des milliers de blessés.

Le premier ministre Trudeau a rappelé à ces instructeurs militaires que le Canada devait continuer de soutenir les pays qui se battent pour leur intégrité territoriale et la démocratie, et que les Canadiens étaient « extrêmement fiers du travail extraordinaire » que le Royal 22e accomplit en Ukraine.

« Ça fait longtemps que le Canada a dû se battre pour nos valeurs, pour défendre notre territoire, mais de pouvoir encore une fois travailler avec des gens qui se battent tous les jours pour leur démocratie, pour défendre l’intégrité territoriale, est essentiel », a déclaré le premier ministre.

M. Trudeau n’a toutefois pas précisé si le Canada continuerait de fournir des troupes pour former les forces ukrainiennes. Il n’avait d’ailleurs pas été plus loquace la veille après sa rencontre avec le président de l’Ukraine, à Kiev. Petro Porochenko avait demandé au Canada de prolonger le séjour de ses instructeurs militaires après mars 2017, date de leur retour annoncé.

Plus tôt lors de ce voyage officiel, M. Trudeau avait annoncé l’intention du Canada de déployer 450 soldats en Lettonie, et de fournir une frégate et six avions de chasse CF-18, toujours pour répondre au comportement « inacceptable » de la Russie face à l’Ukraine, a expliqué le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion.

Le premier ministre a quand même rappelé mardi aux militaires de Valcartier qu’« évidemment, le Canada a une longue amitié avec l’Ukraine, une histoire qui couvre 125 ans, depuis les premiers immigrants ukrainiens ».

M. Trudeau devait rentrer au Canada plus tard mardi.

1 commentaire
  • Mathieu des Ormeaux - Inscrit 12 juillet 2016 15 h 42

    Canada, Pays de Larbins

    Parce que le maître états-unien en a voulu ainsi... ainsi soit-il. Petit rappel; lors de la réunion de Yalta, suite à la dissolution de l'U.R.S.S. il fut établi que l'Otan cesserait son expansion vers l'Est. Cette alliance contre nature et anti-démocratique n'avait qu'une seule raison d'être; tenir tête aux soviétiques. Puisque ceux-ci n'existent plus, l'Otan aurait dû disparaître il y a plus de 25 ans!


    Et au sein de l'Otan...

    Chaque État membre est prié de s’armer pour participer aux prochaines guerres et d’y consacrer 2 % de son PIB, même si l’on est en réalité encore loin du compte. Ces armes devant être compatibles aux normes Otan, il est prié de les acheter à Washington.

    Certes, il reste des productions nationales d’armement, mais pas pour très longtemps. Ainsi au cours des vingt dernières années, l’Otan a systématiquement poussé à détruire les usines aéronautiques militaires de ses États membres, sauf celles des États-Unis. Le Pentagone a annoncé la création d’un avion multirôle à un prix imbattable, le F-35 Joint Strike Fighter.

    L’Otan fonctionne donc comme une entreprise de racket : ceux qui ne payent pas devront affronter des attentats terroristes.

    Les États-Unis ayant poussé leurs alliés à devenir dépendants de leur industrie militaire, ils ont cessé de la perfectionner. Pendant ce temps, la Russie a reconstitué son industrie d’armement et la Chine est sur le point d’y parvenir. D’ores et déjà l’armée russe a dépassé le Pentagone en matière conventionnelle. Le système qu’elle a pu déployer à l’Ouest de la Syrie, en mer Noire et à Kaliningrad lui permet d’inhiber les commandes de l’Otan qui a dû renoncer à la surveiller dans ces régions. Et en matière aéronautique, elle produit déjà des avions multirôle à faire pâlir d’envie les pilotes de l’Alliance.