Bientôt six nouveaux sénateurs québécois

Le Sénat comptera bientôt plus de sénateurs indépendants que de sénateurs affiliés à un mouvement politique. Le gouvernement Trudeau nommera 20 nouveaux sénateurs d’ici la fin de l’année — dont six au Québec. Les Canadiens de plus de 30 ans ont quatre semaines pour déposer leur candidature.

La ministre des Institutions démocratiques, Maryam Monsef, a annoncé jeudi que le mode de sélection des sénateurs dévoilé cet hiver serait maintenant permanent.

Trois membres fédéraux, épaulés de deux membres des provinces où les sièges sénatoriaux doivent être pourvus, continueront donc de recommander des candidats au premier ministre. Justin Trudeau en choisira 20 d’ici la fin de 2016 — un de la Colombie-Britannique, deux du Manitoba, six de l’Ontario, six du Québec, deux du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, et un de l’Île-du-Prince-Édouard.

Sylvie Bernier et le Dr Yves Lamontagne — qui avaient participé au comité intérimaire ayant recommandé la nomination de Chantal Petitclerc et d’André Pratte au mois de mars — reprendront du service pour choisir les prochains sénateurs québécois.

Querelle avec Québec

Le nouveau mode de sélection des sénateurs par Ottawa avait mené à une querelle avec Québec au printemps. Le ministre québécois responsable des Relations canadiennes, Jean-Marc Fournier, avait exigé que le comité chargé d’éplucher les candidatures sénatoriales compte un nombre égal de représentants fédéraux et provinciaux. Et que le premier ministre québécois fasse la recommandation ultime à Ottawa.

Les deux demandes avaient été rejetées par la ministre Monsef. Le ministre Fournier s’était du coup retiré du mécanisme. « On ne participe pas et on ne participera pas », a-t-on réitéré à son bureau jeudi.

Mme Bernier et le Dr Lamontagne avaient été nommés au comité de consultation intérimaire, fin janvier, après que leur nom eut été soumis par le gouvernement québécois. Leur mandat était d’un an. Puisqu’ils souhaitaient tous deux poursuivre leur travail, Ottawa les a laissés en poste pour choisir les prochains sénateurs. La dispute entre Ottawa et Québec a ainsi été évitée. Et une fois les vacances actuelles comblées au Sénat, aucun sénateur québécois n’a de retraite prévue avant 2019.

La Chambre haute compte 19 sièges vacants, et le sénateur québécois Michel Rivard quittera son poste début août. Le Sénat compte actuellement 42 sénateurs conservateurs, 21 d’allégeance libérale et 23 sans affiliation (dont sept qui ont été nommés par M. Trudeau au mois de mars).

2 commentaires
  • Bernard Terreault - Abonné 8 juillet 2016 07 h 54

    De toute façon

    Tous les sénateurs choisis seront d'allégeance Libérale, avec peut-être ici ou là un sympathisant NPD pour représenter le progressisme de façade de Justin.

  • Gilles Théberge - Abonné 8 juillet 2016 10 h 44

    Quand verrons nous un sénateur indépendantiste...?

    Même si le comité de sélection incluait des représentant du gouvernement du Québec, ce qui serait normal, ça serait difficile...

    Mais avec le comité de sélection tel qu'il est formé, au mieux on aura des joueurs de hockey, ou pourqoi pas des patineuses de fantaisie comme sénatrice... Tiens c'est une idée ça. Mais j'y pense, pourquoi pas une plongeuse.

    Après tout madame Petitclerc a déclaré après sa nomination qu'elle n'était pas «poilitisée»... C'est pas important d'être politisé dans les débats politiques!

    Ha ha ha! Je blague bien sûr, je blague.