Justin Trudeau plaide pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union

Ottawa — À la veille du référendum de jeudi, le premier ministre Justin Trudeau a réitéré que le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne permettrait à ce pays de continuer à soutenir activement au sein de l’alliance la prospérité économique et le commerce.

Le Canada vient de conclure avec l’Union européenne (UE) une entente de libre-échange, l’Accord économique et commercial global, que les parties souhaitent ratifier et mettre en vigueur d’ici le début de 2017.

M. Trudeau a rappelé mercredi que le Royaume-Uni a été un acteur-clé dans ces négociations, et a souhaité que les Britanniques jouent encore ce rôle au sein de l’Europe après le référendum de jeudi.

Pendant ce temps, à Ottawa, une centaine de personnes étaient venues devant le haut-commissariat britannique pour rendre hommage à la députée travailliste Jo Cox, assassinée jeudi dernier. Mme Cox, une ardente partisane du maintien du Royaume-Uni dans l’UE, aurait eu 42 ans mercredi.

Dans une entrevue accordée il y a un mois à l’agence Reuters, M. Trudeau avait déjà admis qu’il espérait que la Grande-Bretagne demeure au sein d’une Europe unie, où elle pourrait jouir d’une plus grande prospérité.

Il estimait alors que le Royaume-Uni serait toujours une nation importante, mais que cette importance serait « amplifiée » par une présence forte au sein de l’UE.

« Je crois que nous sommes toujours meilleurs lorsque nous travaillons le plus possible ensemble, et le séparatisme, ou la division, ne semble pas une avenue très fertile pour les pays », plaidait-il. M. Trudeau a aussi prévenu qu’il n’était pas du tout certain que le Royaume-Uni pourrait négocier un traité de libre-échange avec le Canada, reprenant grosso modo une mise en garde du président américain Barack Obama, en visite à Londres.

Mercredi, le président français, François Hollande, a soutenu que le retrait du Royaume-Uni serait « irréversible » et aurait « des conséquences extrêmement graves ».

2 commentaires
  • François Beaulne - Abonné 22 juin 2016 22 h 35

    Qu'il se mêle de ses affaires

    Qui est Justin Trudeau pour dire aux britanniques comment voter! Chassez le naturel il revient au galop, comme dit le proverbe. Cette rhétorique et cette argumentation rappelle étrangement du réchauffé de 1995. On devine déjà à quoi s'attendre de sa part advenant un référendum sur l'indépendance du Québec. On sent dans ses propos un message à peine voilé aux souverainistes québécois. Et si on mettait au vote au Québec l'acceptation de la Constitution de 1982 rapatriée par son père sans le consentement du Québec, si préjudiciable pour le Québec qu'aucun gouvernement n'a osé la sgner et jamais soumise au peuple québécois pour son assentiment! Il devrait se garder une petite gêne avant de s'inviter dans le processus référendaire britannique.

  • Pierre Demers - Inscrit 23 juin 2016 05 h 18

    Anglais et français ensemble? Non svp, Brexit si.

    Anglais et français ensemble? Non svp, Brexit si.
    L'exemple du Québec a montré un désastre: anglais exploite français.
    Que chacun soit libre de chercher son bien propre.
    Quand l'Ontario-UK aura payé sa dette au Québec!
    En la veille de notre Fête nationale.
    Pierre Demers 1914 LISULF 23VI2016
    Réf. Justin Trudeau Le Devoir.