Le Canada veut séduire l’ONU avec les Casques bleus

L’aide étrangère et le futur rôle des Forces armées canadiennes constitueront la colonne vertébrale de la demande du pays pour un siège au Conseil de sécurité, a affirmé l’ambassadeur du Canada aux Nations unies.

Marc-André Blanchard a indiqué à La Presse canadienne que cette tentative d’obtenir un siège non permanent à la plus puissante instance des Nations unies expliquait en partie pourquoi le gouvernement était embarqué dans des révisions majeures de deux éléments clés de la politique étrangère : le développement international et la défense nationale.

L’examen de la politique en matière de développement international, qui doit être publié à l’automne, présentera un plan de dépenses sur cinq ans qui devrait montrer comment le Canada tenterait de respecter l’objectif des Nations unies — de 0,7 % du PIB — qu’il n’a jamais atteint, et qui l’a été par seulement cinq pays. L’examen de la politique de défense nationale s’attardera aussi aux moyens de mettre en place une campagne promettant de ramener le Canada à ses racines de Casques bleus après plus de dix ans de combats en Afghanistan.

Le pays en est aux premiers jours d’une campagne de quatre ans en vue d’un vote en 2020. M. Blanchard dit croire que le Canada fait face à un dur combat contre deux pays comptant des valeurs similaires aux siennes : la Norvège et l’Irlande. Le travail en cours doit permettre d’en arriver à un programme soulignant l’avantage comparatif du Canada par rapport aux autres candidats.

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