Énergie Est: Brad Wall en mission au Québec

Regina — Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, se jettera dans la fosse aux lions, la semaine prochaine, pour défendre le controversé projet d’oléoduc Énergie Est, de TransCanada. M. Wall sera notamment à Montréal jeudi prochain, où il rencontrera le premier ministre Philippe Couillard. Le projet d’oléoduc de 4600 kilomètres, qui doit relier l’Alberta et la Saskatchewan au Nouveau-Brunswick, fait actuellement l’objet au Québec d’un examen du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). M. Wall, dont la province produit elle aussi du pétrole issu des sables bitumineux, estime que l’oléoduc devrait entraîner des retombées économiques de 55 milliards de dollars au Canada, dont 4,3 milliards en Saskatchewan et 9,3 milliards au Québec. Il était monté aux barricades dans les médias sociaux, en janvier, lorsque les maires de la région de Montréal avaient annoncé leur opposition catégorique au projet. M. Wall avait alors suggéré aux élus de « gentiment rembourser leur part des 10 milliards de paiements de péréquation auxquels l’ouest du pays a contribué ». TransCanada prévoit acheminer chaque jour plus d’un million de barils de pétrole lourd de l’ouest du pays vers des raffineries de l’est et jusqu’à la gare maritime de Saint-Jean (Nouveau-Brunswick).

1 commentaire
  • Diane Germain - Abonné 10 juin 2016 13 h 40

    M. Brad Wall et ses calculs

    Selon M. Brad, l'ouest aurait financé à la hauteur de 10 milliards de paiements de péréquation au Québec. Ce financement vient principalement de l'argent généré par l'exploitation des sables bitumineux, mais il oublie dans ses calculs la valorisation du dollar canadien qui a entrainé la fermeture de plusieurs industries du Québec qui les rendaient moins compétitives à l'étranger.

    Mais il y a plus, en fait beaucoup plus. L'unique question que l'on doit se poser et y répondre est : quel est l'impact environnemental de cette exploitation aux échelles local et global ? à titre d'exemple, selon Ressources naturelles du Canada, l’analyse des tendances fait ressortir une augmentation de la variabilité annuelle et de la durée des saisons de feu (http://www.rncan.gc.ca/forets/rapport/perturbation