Trudeau plaide pour la fin des rançons aux groupes terroristes

Tokyo — Le premier ministre Justin Trudeau profitera du sommet du G7 pour plaider en faveur de la fin du paiement de rançons pour la libération de citoyens enlevés par des groupes terroristes. Il tentera d’élargir une entente déjà existante entre les dirigeants des pays membres, a confirmé un membre du gouvernement canadien au Japon jeudi.


Le représentant personnel du premier ministre au sommet du G7, Peter Boehm, a dit à la presse que les dirigeants des plus grandes économies du monde s’inquiètent de plus en plus que leurs citoyens puissent se retrouver en danger à tout moment. Ils s’accordent tous pour dire que le problème n’est pas près de disparaître, a-t-il ajouté.


Payer les rançons revient à se rendre complice des organisations terroristes, a ajouté celui qui est aussi ministre canadien du Développement international. M. Trudeau a approché dans les derniers jours ses homologues du G7 pour les encourager à adopter des positions plus fermes.


Celui qui a vraisemblablement été élu président des Philippines, Rodrigo Duterte, s’était par ailleurs excusé auprès du premier ministre canadien mardi pour la décapitation par des extrémistes musulmans du groupe Abu Sayyaf de l’otage canadien John Ridsdel à la fin avril. M. Duterte a formulé ses excuses quand Justin Trudeau l’a appelé pour le féliciter de sa victoire électorale. Il a assuré au premier ministre canadien qu’il ferait tout en son pouvoir pour qu’une telle situation ne se reproduise pas.


M. Trudeau avait précédemment condamné le meurtre de John Ridsdel tout en soutenant qu’il ne céderait pas en payant la rançon de 6,3 millions réclamée par les extrémistes. Un autre Canadien, Robert Hall, se trouve parmi les trois autres otages que le groupe terroriste menace d’abattre, avec un Norvégien et une Philippine.


Les dirigeants du G7 s’étaient déjà engagés, lors d’une déclaration commune publiée en marge du sommet de 2013, à « rejeter sans équivoque le paiement de rançons à des terroristes ». Cette précédente prise de position concernait davantage les enlèvements forcés commis dans les zones sous le contrôle d’al-Qaïda.


Attention au protectionnisme

Tout en discutant commerce au sommet du G7, au Japon, Justin Trudeau a mis en garde les leaders des pays industrialisés contre la tentation de se tourner vers le protectionnisme pour relancer leur économie nationale. À l’ouverture de son premier sommet du G7, M. Trudeau a aussi profité jeudi de la présence de ses homologues pour faire la promotion de l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne. Il a d’ailleurs discuté de cet Accord économique et commercial global lors de rencontres bilatérales avec la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, François Hollande. Lors d’une séance plénière,

Les chefs d’État et de gouvernement des sept pays parmi les plus grandes puissances économiques du monde étaient réunis jeudi sur une petite île, à Shima, au centre du Japon. Au deuxième jour du sommet, vendredi, les leaders du G7 doivent discuter de changements climatiques et d’énergie, de prospérité en Asie, de l’Afrique, de santé et d’émancipation des femmes.
6 commentaires
  • Marc Leclair - Inscrit 26 mai 2016 11 h 44

    Je me demande si JT serait aussi ferme sur sa position si l'un des otages étaient son épouse, son enfant ou l'un de ses proches. Facile de jouer les téméraires tant que la situation ne nous touche pas directement.

    • Marc Leclair - Inscrit 26 mai 2016 13 h 32

      erratum: était

  • Mathieu des Ormeaux - Inscrit 26 mai 2016 12 h 10

    Télé-Roman

    Il est clair que cet écervellé au joli minois est tout sauf un décideur. Les décisions se prennent ailleurs, et lui s'occupe des relations publiques. Ici, il fait le "bilingue" pour amadouer les vendus qui votent libéral, aux réunions internationales il joue son rôle de sbire et sa femme porte les mêmes robes insipides et miteuses que la princesse.

  • Sylvain Auclair - Abonné 26 mai 2016 13 h 04

    Trudeau serait-il raélien?

    En effet, je crois me souvenir que l'interdiction de payer une rançon fait partie des obligations «religieuses» des adeptes du mouvement raélien.

    • Patrick Daganaud - Abonné 26 mai 2016 23 h 08

      Réponse codée parvenue de sa soucoupe :

      « Je confirme.

      Claude Vorilhon, dit Raël, actuel otage des Olymel. »

  • François Beaulne - Abonné 26 mai 2016 22 h 27

    Déclarations à l'emporte pièce

    Il dit n'importe quoi pour la galerie. Que doivent penser les otages canadiens qui vivent des moments d'angoisse horribles de ces déclarations intempestives. Tout gouvernement a le devoir de protéger ses citoyens, notamment ceux qui, malgré eux, deviennent des victimes innocentes de conflits qui leur sont totalement étrangers.
    Les terroristes sont sufisamment futés pour faire la différence entre des déclarations opportunistes de façade à la Trudeau et le comportement réel de ces mêmes gouvernements lorsque confrontés à la réalité des enlèvements. Entretemps ce sont les pauvres otages qui vivent un désarroi épouvantable à la seule pensée que leur pays les a lâchement abandonnés.