Ottawa verse 274 millions aux Nations unies

Ottawa — La ministre fédérale du Développement international affirme que les pays doivent en faire davantage pour éduquer les enfants forcés de quitter leur maison, au moment où de nombreux désastres humanitaires frappent la planète.

Marie-Claude Bibeau a indiqué à La Presse canadienne que trop peu du montant déjà insuffisant d’aide humanitaire était destiné à l’éducation des enfants qui sont forcés d’évacuer leur maison.

Et à moins d’investir davantage d’argent pour leur venir en aide, un plus grand nombre d’enfants seront moins éduqués et plus exposés à l’extrémisme, ce qui causera des menaces à la sécurité, croit-elle.

« C’est une question de paix et de sécurité. Si nous ne prenons pas soin de ces enfants, il y a un risque, surtout s’ils vivent dans des pays avoisinants, que s’ils ne vont pas à l’école, ils n’auront pas d’espoir », a-t-elle dit en marge du premier Sommet humanitaire mondial à Istanbul, lundi, où elle a annoncé une contribution canadienne de 274 millions de dollars.

Le sommet de deux jours est une démarche importante des Nations unies de se pencher sur le problème, alors qu’elles estiment que le nombre de crises humanitaires dans le monde est le plus élevé depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Mme Bibeau est la représentante du Canada au sommet, qui tente de trouver de nouveaux moyens de répondre aux besoins des 125 millions de personnes affectées par des crises, incluant 60 millions qui ont été forcés de se déplacer.

1 commentaire
  • Patrick Daganaud - Abonné 24 mai 2016 04 h 35

    Encore faudrait-il que les fonds arrivent à destination...

    C'est évidemment correct.
    Mais...

    En même temps, il conviendrait d'éradiquer la pauvreté qui frappe trop d'enfants au pays...

    Et, de toute évidence, exercer un contrôle sur l'arrivée à destination des fonds alloués pour qu'en fin de compte...

    Ils ne servent pas à acheter des armes canadiennes!