Bousculade aux Communes: Trudeau s'excuse à nouveau

Justin Trudeau a de nouveau présenté ses excuses en Chambre, jeudi, au lendemain d’une bousculade dans laquelle a été impliqué.

Le premier ministre a admis devant des députés encore un peu sonnés qu’il avait « manqué à [son] devoir de se comporter de façon exemplaire ».

Il a présenté ses excuses aux deux députés avec lesquels il est physiquement entré en contact mercredi soir, un incident que tous les députés croisés jeudi ont dit considérer comme peu édifiant.

Les travaux parlementaires ont tourné au vinaigre lorsque le premier ministre Trudeau a involontairement heurté la députée Ruth Ellen Brosseau dans sa tentative d’aller agripper le whip conservateur, Gord Brown.

L’opposition, surtout néodémocrate, a rapidement établi, mercredi soir, un lien entre la violence faite envers les femmes et le geste dont Mme Brosseau a été victime.

« Madame la Présidente, j’ai passé ma vie à être au service de la communauté : j’ai travaillé dans des organismes communautaires et j’ai été intervenante dans une maison d’hébergement pour femmes victimes de violence », a offert sa collègue Brigitte Sansoucy peu après les faits.

« Je ne pensais jamais entendre à la Chambre, en devenant députée, des excuses que j’entendais chez les maris violents de la maison d’hébergement où j’étais intervenante pour les femmes victimes de violence », a-t-elle poursuivi.

L’intervention de M. Trudeau est survenue alors que les élus débattaient d’une question de privilège soulevée par les conservateurs intitulée « Brutalité physique envers la députée de Berthier-Maskinongé ».

En théorie, les députés devaient plutôt parler du projet de loi sur l’aide médicale à mourir, alors que la date butoir du 6 juin, fixée par la Cour suprême du Canada, arrive à grands pas.

L’incident s’est justement produit dans un contexte très tendu, alors que les élus s’apprêtaient à voter sur une motion du gouvernement pour imposer une limite de temps sur ce débat.

Lorsqu’il a constaté que M. Brown était pris derrière un groupe de députés dans le coin de la pièce où se trouvent les banquettes du Nouveau Parti démocratique (NPD), le premier ministre Trudeau a traversé la Chambre d’un pas énergique.

Selon la députée néodémocrate Tracey Ramsey, il aurait alors enjoint les élus à débarrasser du chemin.  Sa collègue Ruth Ellen Brosseau était dans le chemin, et sur la vidéo captée en Chambre, on constate qu’elle a été bousculée.

L’incident a provoqué la furie du chef néodémocrate Thomas Mulcair, qui s’est retrouvé nez à nez avec le premier ministre. Des députés se sont interposés entre les deux hommes, vraisemblablement pour éviter un affrontement physique.

Le premier ministre s’était excusé pour son comportement à deux reprises, mercredi soir, mais cela n’avait pas satisfait l’opposition.

8 commentaires
  • Yvon Bureau - Inscrit 19 mai 2016 11 h 24

    Involontairement. Dossier clos.

    «Les travaux parlementaires ont tourné au vinaigre lorsque le premier ministre Trudeau a involontairement heurté la députée Ruth Ellen Brosseau dans sa tentative d’aller agripper le whip conservateur, Gord Brown.»

    Dossier clos. Évitons que cela devienne de la chaire à médias paresseux et à l'oppositionnite aigüe.

    Que les Communes s'occupent au plus tôt et intensément à rendre son PL C-14 CONFORME (Lire en urgence le jugement unanime de la Cour d'Appel de L'Alberta) à la CSC et même, si temps il y a, vu la noblesse de ce dossier, à le bonifier.

    • Claude Bariteau - Abonné 19 mai 2016 17 h 09

      Perdre les pédales, c'est secondaire à vos yeux.

      Trudeau-père l'a fait. Jean Chrétien aussi.

      Faut se méfier du syndrome de l'aveuglement volontaire au nom du bien, car syndrome il y a et c'est néfaste en politique surtout pour excuser un geste inacceptable pour répondre à temps à la cour suprême, ce qui révèle qu'elle est le pilote du pouvoir politique.

      Pas fort.

  • Josée Duplessis - Abonnée 19 mai 2016 11 h 56

    Ce n'Est pas excusable. Il devrait démissionner.
    Un Premier Ministre qui bouscule? Quoi vous admettez ça?
    Moi Non
    Surtout d'un homme qui est considéré comme la coqueluche!!!!

    • Raymond Labelle - Abonné 19 mai 2016 15 h 48

      Vous devriez regarder la vidéo Mme Duplessis, surtout si vous réclamez sa démission, vous devez être tout à fait sûre de la justesse de vos accusations.

      JT visait à ramener le whip du parti conservateur, auquel il faisait face, la députée bousculée était en arrière de lui et il ne pouvait pas la voir. En agrippant le député conservateur, il a frappé la députée du coude. De plus, en allant chercher le député, il avait demandé aux autres autour de s'éloigner, deux fois plutôt qu'une, et ils ne l'ont pas fait. Le but de JT était d'aller chercher ce whip. Aucun doute, frapper la députée était complètement involontaire et accidentel.

      Et en plus, il s'est excusé deux fois. Que voulez-vous qu'il fasse? Qu'il s'auto-flagelle un public?

      Aller chercher le whip conservateur n'était pas nécessaire, il aurait pu attendre un peu mais bon, de là à réclamer sa démission...

  • Maryse Veilleux - Abonnée 19 mai 2016 13 h 11

    Ridicule!

    Parfaitement ridicule que l'on parle encore de cette histoire, et le NPD qui est habituellement bien dans ses remarques apparait totalement névrosé et déplacé dans son jugement.

    • Raymond Labelle - Abonné 19 mai 2016 15 h 52

      En effet Mme Veilleux.

  • Sylvain Rivest - Abonné 19 mai 2016 16 h 40

    Y a de quoi perdre patience!

    si les conservateurs cessaient de faire les clown!

  • Patrick Daganaud - Abonné 19 mai 2016 23 h 32

    Un trait de caractère

    Ridicule d'en parler, certes pas.

    On ne demande pas à nos politiciens d'être des clones de Blanche-Neige, mais le minimum, c'est qu'ils contrôlent leurs pulsions.

    Trudeau a monté dans l'opinion oublique parce qu'il a l'air Zen, cool.

    Le geste est isolé.
    Nul, sauf lui, ne peut dire s'il y a risque de récidive.
    Certains signes étonnent.

    Mais lui le sait avec certitude.
    S'il est impulsif et qu'il est inconfortable de l'être, il lui faudra guérir de ce type de comportement, sonder ses origines, et ce ne sont pas les frères Grimm qui pourront quelque chose pour lui.