Maxime Bernier lance sa campagne

Le député Maxime Bernier a lancé officiellement sa campagne pour la course à la direction du Parti conservateur, dimanche matin, dans sa circonscription de la Beauce, en présentant sa vision du Canada.

Maxime Bernier a dit vouloir devenir le chef du Parti conservateur pour rendre le pays plus prospère. « J’entame la course la plus importante de ma vie », a lancé le député, qui est un fervent de la course à pied.

Il s’est engagé à rembourser la dette et à réduire les impôts s’il est élu. L’ex-ministre, qui exposait ainsi sa vision du Canada lors d’un événement à Sainte-Marie, s’est aussi longuement attardé sur la réduction de la taille de l’État.

Maxime Bernier a affirmé être en faveur d’une réduction de la taille du gouvernement, de la dette et des dépenses publiques. Il s’est aussi attaqué au gouvernement libéral en place à Ottawa, qu’il a qualifié de gouvernement trop gros et dépensier.

Les libéraux de Justin Trudeau « veulent endetter les générations futures de 110 milliards de dollars au cours des prochaines années pour payer des dépenses dont nous n’avons pas les moyens et même si nous ne sommes pas en récession, a-t-il dit. Je crois que cela est un geste irresponsable envers les Canadiens et, surtout, envers les générations futures. »

Parcours sinueux

M. Bernier s’est fait élire pour la première fois sous la bannière conservatrice en 2006. Il l’avait emporté avec 67 % des voix cette année-là et a toujours été réélu aisément depuis. Maxime Bernier a rapidement gravi les échelons, passant de ministre de l’Industrie à celui des Affaires étrangères. Il avait dû démissionner de son poste de ministre en 2008 après avoir laissé chez son ex-amie de coeur Julie Couillard des documents confidentiels.

Maxime Bernier avait déjà annoncé en avril qu’il briguerait la direction du Parti conservateur. Il a d’ailleurs déposé les documents nécessaires le mois dernier. Une autre candidate, la députée ontarienne Kellie Leitch, a déjà annoncé officiellement qu’elle souhaitait succéder à Stephen Harper à la tête du parti. Les noms des députés Jason Kenney, Michael Chong, Tony Clement et Lisa Raitt circulent également, mais aucun d’entre eux n’a encore annoncé sa décision.

Le député conservateur Jacques Gourde et l’ancien député de la Colombie-Britannique John Reynolds seront coprésidents de campagne pour Maxime Bernier. M. Reynolds a dit dans son allocution être persuadé que le député de Beauce gagnerait au Québec et au Canada aux prochaines élections de 2019 et qu’il pourrait battre le chef du Parti libéral du Canada, Justin Trudeau.

Le prochain chef conservateur sera choisi le 27 mai 2017.

9 commentaires
  • Pierre Beaulieu - Abonné 15 mai 2016 10 h 43

    Il se présente?

    Où? Au Gala des Oliviers?

    • François Chartier - Abonné 16 mai 2016 09 h 04

      Il n'a même pas gagné un Olivier .Ça commence mal pour lui.

    • Pierre Asselin - Abonné 16 mai 2016 13 h 58

      Avez-vous remarquez son air réjoui ?

      C'est simplement une vieille photo et on le voit heureux d'avoir retrouver les documents confidentiels qu'il a sous le bras ......

  • Colette Pagé - Inscrite 15 mai 2016 12 h 24

    Quelle sera la contribution de ce candidat au Parti conservateur !

    Cet candidat qui porte beau ne s'est pas fait remarquer à ce jour ni par la valeur de ses idées ni par un argumentaire motivé mais plutôt par ses coups de gueule, son désir de rester présent dans les médias ainsi que par sa surprenante négligence à oublier des documents confidentiels.

    Pour le Québec, sa candidature représente bien peu d'intérêt. Et ce, d'autant plus qu"au Québec le PCC risque de rester dans le purgatoire pour longtemps.

    • Jean-Pierre Grisé - Abonné 15 mai 2016 17 h 07

      M.Gélinas,je me vois dans l obligation de vous contredire.je ne vois personne de plus qualifié que Maxime Bernier pour etre chef de ce parti parti pour rayer de la carte le parti libéral fédéral .Je lui souhaite une victoire eclatante dans cette course au leadership .comme le veut le dicton:"Impossible n existe pas dans son comté." J-P.Grise

  • Patrick Daganaud - Abonné 15 mai 2016 18 h 31

    Un zéro conservateur de plus

    Bernier est à l'avenir ce qu'est son vide abyssal de contenu et de substance.

    En situation d'échec avant, pendant, après sa course à la direction du Parti conservateur, c'est un coureur à pied à reculons.

    Sa théorie : avancer par en arrière!

    Heureusement pour lui (comme pour Trump), le ridicule ne tue pas : il nourrit seulement des illusions et un même narcissisme.

    Ça ne se guérit que si on se soigne...

  • Michel Lebel - Abonné 16 mai 2016 02 h 10

    Sans intérêt!


    Aucun intérêt. Passons!

    M.L.

    • Yvon Bureau - Abonné 17 mai 2016 09 h 41

      Pour une fois, je suis d'accord avec vous, monsieur Lebel !

  • Pierre Asselin - Abonné 16 mai 2016 13 h 53

    Lancement ou Élancement

    Je suis beauceron et ce lancement crée pour moi seulement des élancements

    Et puis si Max lance sa compagne qui osera lancer Maxime .........