Nouveau flirt de Sheila Copps avec le NPD

Ottawa — Sheila Copps a encore une fois flirté avec le NPD hier même si elle continue de se battre fermement pour obtenir l'investiture libérale dans une circonscription de Hamilton nouvellement créée.

Elle s'est présentée à une conférence organisée conjointement avec le député néo-démocrate Pat Martin pour annoncer le dépôt d'un projet de loi privé visant à protéger les régimes et les prestations de retraite des travailleurs dans les cas de faillites d'entreprises.

Mme Copps a affirmé que la précarité de trois entreprises importantes de (sa ville natale) Hamilton — le géant de l'acier Stelco, son concurrent Slater Steel de même que le fabricant d'électroménagers Camco — l'a convaincue d'appuyer le projet de loi du NPD avant de présenter le sien sur la même question.

Stelco s'est placée sous la protection de la loi des faillites plus tôt ce mois-ci.

«Des milliers de personnes à Hamilton se demandent comment préparer leurs retraites», a affirmé la députée. «Il y a des travailleurs de l'acier affolés qui viennent à mon bureau... La question à laquelle ce projet de loi répond est: qui vient en premier, les banques ou les employés?»

Sheila Copps a dit que sa décision d'appuyer ce projet de loi privé, qui a déjà été présenté sous d'autres formes par M. Martin dans le passé, n'était pas un signe qu'elle se prépare à se joindre aux néo-démocrates, même si elle y a réfléchi publiquement le mois dernier après une rencontre avec le chef du parti, Jack Layton.

«Je crois qu'il y aura beaucoup de libéraux qui auront de bonnes dispositions [par rapport au projet de loi].»

Elle a ajouté que le projet de réforme démocratique du premier ministre Paul Martin, incluant la tenue de votes libres aux Communes, devrait permettre à ce projet de loi d'être adopté même si le cabinet libéral le désapprouve.

Mme Copps, qui a été exclue du cabinet libéral à l'arrivée de Paul Martin au pouvoir, a nié que sa décision d'appuyer un projet de loi privé du NPD soit un coup porté au premier ministre.

M. Martin a été critiqué pour la disparition en 1997 du régime de retraite d'employés d'une compagnie de transport par autocar qu'il détenait à 50 %.

Le régime de retraite chez Voyageur Colonial n'a pu remplir ses obligations après que la société de portefeuille de M. Martin, CSL Equity Investments Ltd., eut vendu ses circuits et son service de livraison de colis, ce qui entraîna un déficit de 2,4 millions à la caisse de retraite. Les employés ont ainsi perdu jusqu'à 30 % de leurs prestations de retraite.