Seul le cabinet ne peut voter selon sa conscience, répète LeBlanc

Le gouvernement libéral jure que seuls les ministres seront contraints de suivre la ligne de parti lors du vote sur le projet de loi fédéral encadrant l’aide médicale à mourir.

Le leader du gouvernement en Chambre, Dominic LeBlanc, y est allé de cette précision mercredi, après que l’un des secrétaires parlementaires eut affirmé que ses 34 collègues et lui n’auraient pas le droit de voter selon leur conscience.

Si les propos de Randy Boissonnault s’étaient avérés, au moins 66 élus libéraux sur un total de 184 auraient été « whippés » au lieu des 31 membres du cabinet, ce qui aurait représenté plus du tiers de la députation du Parti libéral.

Le Parti conservateur, le Nouveau Parti démocratique et le Bloc québécois permettront à tous leurs représentants de voter comme ils le souhaitent.

Certains députés ont commencé à s’exprimer sur la question, mercredi, dans les couloirs du parlement, à l’aube du premier débat parlementaire sur l’aide médicale à mourir.

Quelques conservateurs ont déjà signalé qu’ils avaient l’intention de voter contre le projet de loi C-14, que le gouvernement libéral espère faire adopter d’ici la date butoir du 6 juin.

Le premier ministre Trudeau a semblé avoir bon espoir que la mesure législative puisse rallier une majorité de députés.

Le débat sur le projet de loi déposé la semaine dernière par la ministre de la Justice, Jody Wilson-Raybould, devait s’amorcer mercredi, mais il a été repoussé à vendredi.
 

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