Raïf Badawi: Trudeau critiqué

Ottawa — Alors que Raïf Badawi a été arrêté il y a bientôt quatre ans, le premier ministre Justin Trudeau dit qu’il ne faut pas agir « trop vite » dans ce dossier. « C’est certain que nous, on veut pouvoir aider. Et des fois, pousser trop fort, trop vite, ça a des conséquences néfastes », a répondu le premier ministre jeudi matin au micro de Paul Arcand du 98,5 FM. « Trop vite ? C’est quoi la vitesse de croisière du gouvernement Trudeau ? Est-ce que c’est attendre que les dix ans d’emprisonnement soient passés ? » s’est indignée Anne Sainte-Marie, porte-parole d’Amnistie internationale.

5 commentaires
  • - Inscrit 7 avril 2016 15 h 07

    Le contrat d'armes contre les droits de la personne

    Ce que craint le gouvernement canadien, c'est que l'Arabie saoudite remette en cause le contrat de vente d'armes signé avec le gouvernement Harper. Car ce contrat, il favorise l'Ontario et les libéraux ne veulent pas perdre l'appui des Ontariens, assise traditionnelle de leur force.

  • Sylvie Lapointe - Abonnée 7 avril 2016 20 h 38

    Pas si facile avec le roi Salman

    Si c'est si facile de faire libérer Raïf Badawi de sa prison, alors pourquoi Amnistie International ne réussit pas? Je pense que le ministre Dion a raison et qu'il faut agir de façon beaucoup plus diplomatique. Au fait, le PM fédéral Trudeau serait très malvenu de dire quoi faire à un PM provincial; alors, penser qu'il est en mesure d'aller dire quoi faire au roi d'Arabie Saoudite, c'est du délire ou de de la pensée magique. AI non plus n'est pas en mesure d'aller dire quoi faire au roi Salman, sinon on aurait eu de meilleurs résultats depuis le temps, ce qui ne semble pas être le cas présentement. Moi aussi j'aimerais ça qu'on libère Raïf Badawi pour qu'il vienne rejoindre sa famille à Sherbrooke. Mais je pense également qu'il faudra mettre de longs gants blancs devant le roi Salman en lui soumettant cette requête, et qu'il faudra peut-être que cela semble venir du roi lui-même et non comme étant sa soumission à des pressions qui sont étrangères à son royaume. C'est pour cette raison que j'estime que l'attitude du ministre Dion est la meilleure dans les circonstances. C'est facile de régler un problème quand on n'a pas à le régler soi-même. Mais celui qui connaît l'environnement du problème a une opinion et une attitude très différentes que celles des gens qui n'ont pas à faire les démarches directement. Ceci dit, je souhaite bonne chance pour la libération de Raïf Badawi dans les meilleurs délais, afin qu'il puisse venir au Québec rejoindre sa famille et autres amis qui l'attendent depuis un bon bout de temps.

  • André Chevalier - Abonné 7 avril 2016 20 h 49

    Manipulation et chantage

    Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle entre l'attitude de l'Arabie vs le gouvernement Trudeau et l'action néfaste d'un manipulateur délinquant dans un groupe qui obtient tout ce qu'il veut en faisant du chantage.

    On voit ça souvent dans les familles disfonctionnelles où le manipulateur exerce son pouvoir sur les éléments les plus psychologiquement vulnérables.

    Trudeau est psychologiquement vulnérable (faible) face à ce type de chantage. Trudeau hésite à faire valoir les droits internationaux auprès de L'Arabie de peur que ce pays renforce son aide au terrorisme international.

  • Jean-Marc Cormier - Abonné 8 avril 2016 07 h 26

    Trop vite?

    La détestable réputation du Canada s'agissant de la défense de ses ressortissants ayant des problèmes à l'étranger est connue dans le monde entier. De nombreuses personnes font appel aux embassades de France et des États-Unis à défaut d'obtenir du support de leur propre pays lorsqu'elles ont certains ennuis souvent d'une grande banalité.

    Alors devant une affaire comme celle de Raïf Badawi, il ne faut pas se surprendre que Tudeau et Harper se soit bonnet blanc contre blanc bonnet.

    Il vaut bien mieux protéger la vente d'armes qui contribue à entretenir la pagaille dans le monde que perdre son temps à la défense des droits de la personne dont on sait qu'ils n'ont jamais rien rapporté.

  • Patrick Daganaud - Abonné 8 avril 2016 08 h 25

    Pour Trudeau, les droits de la personne ne valent pas 15 milliards

    C’est quoi la vitesse de croisière du gouvernement Trudeau ?

    C'est celle de ses blindés!

    La raison d'État mêlée au copinage saoudien, les deux tissés dans la linguistique à géométrie variable de Dion toujours prêt à dire tout et son contraire.

    Le prix en blindés d'un humain pour Justin et pour Stéphane dans ce pays où l'on achète encore les femmes en nombre de chameaux?