Le NPD demande à la ministre Joly d'intervenir

La présence des centaines de travailleurs de Radio-Canada est essentielle à la vitalité économique du quartier centre-sud, fait valoir la députée Hélène Laverdière.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne La présence des centaines de travailleurs de Radio-Canada est essentielle à la vitalité économique du quartier centre-sud, fait valoir la députée Hélène Laverdière.
Le Nouveau Parti démocratique (NPD) demande à la ministre du Patrimoine Mélanie Joly de prendre ses responsabilités dans le dossier de la vente de la tour de Radio-Canada à Montréal.

Depuis que la tour du quartier centre-sud a été mise en vente, Mme Joly répète qu’elle ne veut pas s’immiscer dans le processus.

Or, la députée néo-démocrate de Laurier-Sainte-Marie, Hélène Laverdière, rappelle qu’en vertu de l’article 48 de la Loi sur la radiodiffusion, Radio-Canada ne peut procéder à la vente de l’un de ses immeubles dont la valeur dépasse 4 millions de dollars sans obtenir l’approbation du « gouverneur en conseil », c’est-à-dire du conseil des ministres.

« Quand la ministre dit qu’elle n’a pas à s’en mêler, ça va être à elle d’approuver la chose donc c’est son devoir de s’en mêler et de mettre certaines conditions à la vente éventuellement de la tour », soutient en entrevue Mme Laverdière.

« Le gouvernement ne peut pas juste dire on s’en lave les mains. Le gouvernement n’a pas à s’ingérer dans les politiques éditoriales de Radio-Canada, mais là on ne parle pas de ça, on parle d’une tour qui a une valeur patrimoniale et qui appartient à la population », avance-t-elle.

Le NPD demande notamment à Radio-Canada de demeurer dans le quartier centre-sud, évoquant une « dette morale » que le diffuseur public a contracté lorsqu’il a détruit le « Faubourg à m'lasse » dans les années 1960 pour ériger sa célèbre tour.

La présence des centaines de travailleurs de Radio-Canada est également essentielle à la vitalité économique du secteur, fait valoir Mme Laverdière qui rappelle que la société d’État s’était déjà engagée à rester dans le secteur.

Cette option ne semble plus être une priorité pour le diffuseur public. « On a l’air de vouloir procéder à une vente de feu », déplore-t-elle.
5 commentaires
  • Colette Pagé - Inscrite 26 mars 2016 13 h 03

    Une Ministre sans réel pouvoir ?

    Lors de son passage à l'émission Bazzo la Ministre a baissé les bras en insistant sur le pouvoir discrétionnaire de Radio-Canada en cette matière. Pourtant n'est-ce pas le Gouvernement fédéral qui désigne les membres du CA avec des mandats spécifiques.
    Du moins durant le règne du Gouvernement Harper. Par contre, lorsque la Ministre responsable du budget de Radio-Canada indique une voie à suivre rare est le Président qui ne livre pas la marchandise.

  • Nicole Delisle - Abonné 26 mars 2016 13 h 40

    Mme Joly, vous êtes ministre, alors agissez!

    M. Lacroix et son conseil d'administration ont été nommés expressément par le gouvernement Harper pour réduire de façon substantielle le financement de Radio-Canada-CBC. M. Harper ne croyait pas à la mission de cet organisme. M. Lacroix a été
    nommé en 2007 et je crois qu'il a été reconduit jusqu'en 2020. S'il reste en poste,
    il ne restera plus grand chose de notre diffuseur public, tellement il déconstruit à une vitesse inquiétante. Qu'attend la ministre pour mettre en poste des gens qui y croient
    et qui veulent la remettre sur les rails? Est-ce trop lui demander? Ce patrimoine est en jeu Mme Joly, alors une action est requise de votre part, puisque c'est votre responsabilité.

  • Roger Arbour - Abonné 26 mars 2016 17 h 12

    Vous êtes nommée pour faire le ménage

    Mme la ministre vous avez été élus (membres du parti libéral) pour faire le ménage et non pas pour être mollasses!

  • François Dugal - Inscrit 26 mars 2016 17 h 24

    La situation

    Madame la ministere Joly peut-elle agir de quelque façon que se soit dans cette situation?

  • Gilles Théberge - Abonné 27 mars 2016 14 h 54

    La Tour

    Que pensez vous que cette ministre junior puisse faire.

    Rien. Elle ne peut rien faire.

    Et c'est le moment ou le lune de miel prend fin...

    Hé oui!

    Tout a une fin...