En bref: Espionnage politique? Folco invitée à se rétracter.

Barbara Mergl, adversaire de la députée libérale Raymonde Folco à l'assemblée d'investiture d'un comté lavalois, a demandé hier à cette dernière de rétracter ses «accusations» d'espionnage.

Mardi, Mme Folco affirmait qu'elle avait demandé à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) d'ouvrir une enquête après avoir reçu, la semaine dernière, copie de l'enregistrement d'une conversation qu'elle a eue en décembre denier avec son adjointe politique, Danyelle Beaulieu. Se gardant de porter des accusations directes, Mme Folco a néanmoins insinué que cet apparent épisode d'écoute électronique avait des motifs politiques. Hier, constatant que la sécurité de Raymonde Folco n'était pas menacée, la GRC a transmis la plainte de la députée à la police de Laval, qui n'a pas encore déterminé si elle poursuivra l'enquête. Dans un communiqué diffusé en soirée, Mme Mergl a formellement demandé à Mme Folco de retirer ses propos. Sinon, a-t-elle menacé, «nous nous réservons le droit de procéder à des mesures juridiques». «Contrairement aux nombreuses allégations de Mme Folco dans les médias ces derniers jours, mon organisation n'a absolument rien à voir dans toute cette histoire d'écoute électronique», a soutenu Barbara Mergl en affirmant que les allégations sont «graves» et «sans fondement». Selon son organisation, c'est le président de l'association libérale de Laval-Ouest, Jean Lymburner, qui a remis la cassette à Mme Folco. L'enregistrement aurait été fait par Joe Manni et Raoul Massé, deux militants bénévoles qui ont déjà travaillé pour Mme Mergl mais qui seraient désormais au service de Raymonde Folco.